J’ai commencé le violon à 5 ans en écoutant les disques de Christian Ferras, et c’est Marie-Christine Witterkoër (ma professeur qui joue aussi dans l’Orchestre de Paris), qui m’a fait découvrir l’alto à 16 ans. L’instrument convient mieux à ma morphologie et j’aime beaucoup la chaleur du son et les graves de l’alto.
La Sonate pour alto seul de Ligeti. Le compositeur est allé au bout des possibilités de l’instrument. C’est à la limite du jouable et pourtant tout est écrit, tout peut sonner. Un tour de force incroyable.
Il faut parvenir à concilier l’exigence et le lâcher-prise, la discipline et la possibilité de se laisser surprendre tout le temps. Un musicien doit conquérir sa liberté.
Le tango, c’est ma deuxième vie ! J’en joue depuis ma rencontre avec le grand bandonéoniste argentin Juan José Mosalini en 2007. Le tango est une technique de jeu très particulière à apprendre, un peu comme la musique baroque. J’aime aussi explorer les autres musiques du riche folklore Argentin. Et puis, j’adore Buenos Aires, une ville incroyablement vivante sur le plan artistique.
Le bandonéon que j’ai découvert grâce au tango. Un instrument polyphonique incroyable qui a le souffle d’un instrument à vent et une capacité d’attaque et d’articulation proche d’un instrument à cordes.
Notre répertoire est très varié, mais j’aimerais qu’on étire un peu notre palette vers la musique baroque.
Frank Peter Zimmermann, un violoniste parfait de style, de musicalité, de technique et de présence. Son jeu est tout en sobriété et pourtant, d’une incroyable intensité.
Christoph Eschenbach m’a dit lors de mon concours d’entrée : "il faut suivre le son". Une phrase que je garde toujours en tête quand je joue avec l’orchestre.
J’adore me balader sur les quais du Canal de l’Ourcq, et je suis très heureux que la Philharmonie rencontre un énorme succès populaire. Avant même la construction de la salle, il y avait une vraie demande.
Avec des collègues de l’orchestre, nous donnons actuellement un spectacle autour du livre Une chanson d’ours. J’adore raconter des histoires ! À l’heure actuelle, un musicien a un rôle social à jouer dans la société. C’est une facette passionnante de notre activité de musicien, et toujours riche de nouveaux défis.
Un bras en moins, je resterais quand même dans la production ou l’administration de la musique !
.