Concert symphonique
Vadim Repin joue Saint-Saëns
MERCREDI 27 JUIN - SALLE PLEYEL - 20H
JEUDI 28 JUIN - SALLE PLEYEL - 20H
Saison 2011/2012
Programme Extraits
Charles Gounod
Symphonie n° 1 en ré majeur (CG)
Camille Saint-Saëns
Concerto pour violon n° 3 en si mineur, op.61
Dimitri Chostakovitch
Symphonie n° 1 en fa mineur, op.10
Télécharger les eNotes de programme en PDF
Tarifs
85€, 65€, 45€, 30€, 10€
Distribution
Paavo Järvi
Direction
Vadim Repin
Violon
En savoir plus sur le concert

Concert avec entracte - fin du concert aux environs de 22h

Deux thématiques s’associent dans ce dernier concert : l’une française avec Gounod et Saint-Saëns, deux compositeurs déjà présents cette saison, l’autre russe avec Chostakovitch et Vadim Repin. Il est même possible d’en suggérer une autre : les débuts symphoniques que firent, chacun dans son contexte, Gounod et Chostakovitch.
La Symphonie n° 1 de Gounod est contemporaine de la Messe solennelle de sainte Cécile, donnée en octobre 2011. Gounod a 37 ans et attend toujours un succès à l’opéra qui tarde à venir. Sa musique est élégante, elle croque. Son style est proche de la Symphonie en do de Bizet, que l’Orchestre de Paris a enregistrée avec Paavo Järvi.
Chostakovitch, lui, a 17 ans, il sort à peine du Conservatoire. Il gagne sa vie en accompagnant le cinéma muet et sa musique en témoigne, faite de courtes séquences. Partition saturée, cette Première symphonie reflète la personnalité douloureuse du jeune compositeur, chez qui les catégories expressives sont brouillées, dans un coq-à-l’âne permanent des sentiments musicaux. L’œuvre fut rapidement diffusée dans le monde entier.
Le Troisième concerto pour violon de Saint-Saëns penche plutôt du côté de Gounod et de son élégance. Des concertos de Saint-Saëns, c’est le moins dramatique. Sa composition s’insère entre la Danse macabre et le Carnaval des Animaux, c’est-à-dire une vingtaine d’années après la symphonie de Gounod. Saint-Saëns l’écrivit pour Pablo de Sarasate, le grand virtuose de l’époque, également dédicataire de la Symphonie espagnole de Lalo. Mais à l’opposé d’une telle œuvre, absolument, exclusivement acrobatique, le concerto de Saint-Saëns est pure sonorité. On ne peut que se réjouir à l’idée d’y entendre Vadim Repin.

Biographies
Paavo Järvi est né en 1962, à Tallinn, quand l’Estonie était une république de l’Union Soviétique. Son père Neeme Järvi y était l’un des musiciens les plus connus, dirigeant l'Orchestre symphonique de la radio et de la télévision, l'Orchestre symphonique d'État et l'Opéra de Tallinn. C’est auprès de lui qu’il a découvert le monde musical, avant d’étudier la percussion, puis la direction d’orchestre.
En 1968, Neeme Järvi dirigea Credo d’Arvo Pärt, composé à partir du texte de la messe latine, alors que les Soviétiques interdisaient une telle référence. Les tracas politiques que cette position en faveur de la liberté artistique déclencha, conduisirent la famille à quitter l’Estonie pour les États-Unis en 1980. Paavo Järvi avait 17 ans.
Il poursuivit alors ses études de musique à la Juilliard School, au Curtis Institute of Music de Philadelphie et au Los Angeles Philharmonic Institute avec Leonard Bernstein, avant d’accéder à ses premières responsabilités permanentes : directeur musical du Malmö Symfoniorkester (1994-1997), premier chef invité du Royal Stockholm Philharmonic Orchestra (1995-1998) ainsi que du City of Birmingham Symphony Orchestra (1996-1999). La décennie 2000 voit sa carrière s’accélérer et ses activités se multiplier. Invité à diriger un programme du Cincinnati Symphony Orchestra, on lui propose la direction musicale de l’orchestre immédiatement après le premier concert. En 2003, après une collaboration de plusieurs années, le Hessischer Rundfunk Sinfonieorchester, basé à Francfort, lui offre sa direction musicale. En 2004, il devient directeur artistique de la Deutsche Kammerphilharmonie de Brême. Avec cet orchestre de chambre indépendant, il réalise un enregistrement intégral des symphonies de Beethoven plébiscité par le public et la presse. En 2004, Paavo Järvi dirige pour la première fois l’Orchestre de Paris dans un programme Nielsen, Berg et Sibelius. L’entente est immédiate, les concerts magnifiques. Réinvité à plusieurs reprises, il accepte en 2007 de prendre la direction musicale de la formation à partir de la saison 2010-2011. En 2010, il passe le relais à Cincinnati pour se consacrer plus complètement à l’Orchestre de Paris. Un premier enregistrement consacré à Bizet, sorti en septembre 2010, symbolise le début de cette nouvelle histoire. En mars 2011, six mois seulement après la prise de fonction de Paavo Järvi, l’Orchestre de Paris annonce la prolongation de son contrat jusqu’à la saison 2015/2016.

C’est peut-être le meilleur, le plus parfait violoniste jamais entendu. Une réputation écrasante mais méritée tant la sonorité du violoniste est ronde et chaleureuse, sa justesse absolue. Né en 1971, Vadim Repin a une carrière de trente ans derrière lui... Il fut l’élève du plus célèbre professeur, Zakhar Bron, qui vit aujourd’hui à Lübeck. Son premier concert avec orchestre eut lieu à Saint-Pétersbourg, il avait onze ans. Sa réputation devint internationale quand il enleva le Concours Reine Elizabeth à Bruxelles en 1989, plus jeune lauréat depuis la création de cette compétition. Il eut la chance de mûrir le répertoire avec Yehudi Menuhin. Le plaisir de la scène ne s’est pas tari, l’émotion jaillit toujours. En 2010, Vadim Repin a sorti un magnifique enregistrement du Concerto de Brahms. Il a également donné la création mondiale d’un concerto de James McMillan. Vadim Repin a joué pour la dernière fois avec l’Orchestre de Paris en octobre 2010. Le violoniste avait mis le concerto de Saint-Saëns à son programme mais lui avait finalement substitué un concerto de Chostakovitch. C’est la huitième apparition de Vadim Repin avec l’Orchestre de Paris.

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PRÉLUDES

Mercredi 27 juin 2012 à 18h - Entrée libre

Programme communiqué ultérieurement.