Klaus Mäkelä

Prochain Directeur musical de l'Orchestre de Paris

Nommé dès juin 2020 conseiller musical de l’Orchestre, Klaus Mäkelä a été investi en septembre 2021 de la plénitude de ses fonctions de directeur musical. 
Dixième leader en titre, il succède ainsi à Charles Munch, Herbert von Karajan, sir Georg Solti, Daniel Barenboim, Semyon Bychkov, Christoph von Dohnányi, Christoph Eschenbach, Paavo Järvi et Daniel Harding.
Directeur musical de l’Orchestre de Paris dès septembre 2021, Klaus Mäkelä occupe aussi les fonctions de chef principal et conseiller artistique du Philharmonique d’Oslo depuis août 2020. Il est parallèlement principal chef invité de l’Orchestre symphonique de la radio suédoise et directeur artistique du Festival de Turku. Artiste exclusif Decca, Klaus Mäkelä enregistre l’intégrale des symphonies de Sibelius, premier projet discographique en cours à paraître en 2022.

Avec l’Orchestre de Paris, Klaus Mäkelä s’est produit cet été dans le cadre des festivals de Grenade et d’Aix-en-Provence. Pour son premier concert de la saison 2021/2022, il dirige la création de Spira d’Unsuk Chin, les Quatre Lieder (op. 27) de Richard Strauss avec la soprano Lise Davidsen et la Symphonie "Titan" de Mahler. Après une première saison en 2020/2021 en tant que conseiller musical, cette première saison en tant que directeur musical de l’Orchestre de Paris convoque les musiques de Messiaen, Ligeti et Dutilleux au même titre que celles de Rebel, Biber, Mozart, Mendelssohn, Brahms, Rachmaninoff et Stravinski.

Klaus Mäkelä a lancé la saison 2021/2022 du Philharmonique d’Oslo dès le 18 août avec un programme réunissant des œuvres de Saariaho, Strauss, Sibelius et deux créations de la compositrice norvégienne Mette Henriette. Un éventail de répertoires qu’on retrouve tout au long de sa deuxième saison à Oslo. Le répertoire contemporain y est particulièrement à l’honneur avec des œuvres de Sally Beamish, Unsuk Chin, Jimmy Lopez, Andrew Norman et Kaija Saariaho. Au printemps 2022, Klaus Mäkelä et le Philharmonique interprèteront l’intégrale des symphonies de Sibelius au Konzerthaus de Vienne et à l’Elbphilharmonie de Hambourg avant une tournée en France et au Royaume-Uni avec ce programme.

Klaus Mäkelä se voit dédier cette saison un «"Portrait" spécial par le Konzerthaus de Vienne, dirigeant à la fois le Wiener Symphoniker et le Philharmonique d’Oslo, tout se produisant comme chambriste violoncelliste. Chef invité, il dirige les orchestres symphoniques de Cleveland, San Francisco et de la radio bavaroise, ainsi que les Philharmoniques de Londres et Munich.


Klaus Mäkelä a étudié la direction avec Jorma Panula à l’Académie Sibelius d’Helsinki et suivi l’enseignement du violoncelliste Marko Ylönen. Comme violoncelliste soliste, il s’est produit avec les orchestres finlandais, et comme chambriste, avec des musiciens du Philharmonique d’Oslo, de l’Orchestre symphonique de la radio bavaroise et du Philharmonique de Radio France. Klaus Mäkelä joue un violoncelle Giovanni Grancino de 1698, généreusement mis à sa disposition par la Fondation OP Art.

klausmakela.com


Des directeurs musicaux prestigieux

Charles Munch aura dirigé l’Orchestre de Paris à peine plus d’un an avant de décéder dans son sommeil lors d’une tournée avec la formation aux États-Unis.
Les débuts étaient alors marqués par un avenir incertain, rapidement éclairci par les figures de Karajan, puis Solti et très vite Daniel Barenboim, qui démontrèrent tous un réel désir de maintenir le nouvel orchestre en vie, et ce à un très haut niveau de qualité.

Charles Munch

(1967 - 1968)

Fondateur de l'Orchestre de Paris, Charles Munch a donné à l'orchestre sa personnalité : élégante et énergique. En un an il propulsa l'Orchestre sur le devant de la scène internationale, grâce à 2 tournées en Union Soviétique et aux États-Unis.

Herbert von Karajan

(1969-1971)

Les membres du Choeur principal sont des choristes expérimentés, rompus à l’interprétation des chefs-d’œuvre du répertoire symphonique choral. Ils se joignent à lui selon les besoins de la programmation.

Georges Solti

(1972-1975)

Grand romantique, George Solti met l'accent sur les œuvres françaises et allemandes de cette époque. Il ne resta que 3 ans et donna son dernier concert le 30 juin 1975, date de la première exécution pour l'orchestre de la Symphonie des Mille de Mahler, au Palais des Congrès. Il glisse, en partant, au violon solo de l’époque : "je vous envoie l’un de mes fils spirituels", désignant ainsi Daniel Barenboim.

Daniel Barenboim

(1975-1989)

Excellent pianiste et leader charismatique, il fut pendant 14 saisons à la direction de l'orchestre à qui il transmis sa générosité. Il est l'origine de la création du Chœur symphonique qu'il confie à Arthur Oldham. Le 14 juillet 1974, Place de la Concorde à Paris, la Symphonie n°9 de Beethoven sera donnée devant 60 000 personnes.

Semyon Bychkov

(1989-1998)

Admiré pour la précision et la simplicité de sa conduite d'orchestre, Bychkov place le compositeur au cœur des œuvres. Son tempérament et sa technique font de lui un interprète magistral, en particulier du répertoire russe.

Christoph Von Dohnányi

(1998 - 2000)

Disciple de Solti, il fut conseiller musical et Premier chef invité durant 2 saisons. Il dirigea une série de concerts pour l'orchestre principalement en collaboration avec le Théâtre du Châtelet.

Christoph Eschenbach

(2000-2010)

Assumant la double fonction de directeur musical pour l'Orchestre de Philadelphie et l'Orchestre de Paris, il emmena ce dernier sur des terrains plus contemporains, créant et produisant les œuvres de compositeurs tel que Dalbavie ou Berio.

Paavo Järvi

(2010-2016)

C’est avec Paavo Järvi que l’orchestre donne en janvier 2015 son premier concert à la Philharmonie de Paris. Pendant six saisons, il a programmé avec passion la musique française - qu’il a enregistré à plusieurs reprises avec l’orchestre. Pour la fin de son mandat de directeur musical, il dirige l’intégrale des symphonies de Sibelius. 

Daniel Harding

(2016-2019)

Le chef britannique Daniel Harding emmène avec lui la musique de son pays : Elgar, Britten, Birtwistle… Il insuffle son exigence et sa rigueur dans le grand répertoire germanique en inscrivant au répertoire de l'orchestre les grands oratorios de Schumann : les Scènes de Faust, Le Paradis et la Peri, Manfred, les Symphonies de Mahler, tout en invitant en résidence le compositeur Jörg Widmann.