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Concert symphonique
Gil Shaham joue le concerto pour violon n° 2 de Bartók
MERCREDI 20 MARS - SALLE PLEYEL - 20H
JEUDI 21 MARS - SALLE PLEYEL - 20H
Saison 2012/2013
Programme Extraits
Henri Dutilleux
Symphonie n° 1
Béla Bartók
Concerto pour violon n° 2, Sz 112
Ludwig van Beethoven
Symphonie n° 1 en ut majeur, op.21
Télécharger les eNotes de programme en PDF
Tarifs
60€, 45€, 34€, 22€, 10€
Distribution
Paavo Järvi
Direction
Gil Shaham
Violon
En savoir plus sur le concert

Concert avec entracte - fin du concert aux environs de 22h15.

Paavo Järvi propose à nouveau un de ces panoramas musicaux dont il a le secret. Les trois œuvres choisies sont rares. Henri Dutilleux, tout d’abord. Du doyen des compositeurs français, ces dernières années, l’Orchestre de Paris avait joué Métaboles ou Mystère de l’instant, ses deux concertos, et bien sûr les nouvelles partitions. La Première Symphonie composée en 1951, fut à l’affiche en 2009.

Le Concerto n°2 de Bartók fut donné pour la dernière fois en 2001. L’invité était déjà Gil Shaham. Quant à la symphonie de Beethoven, pas plus d’une demi-douzaine d’occasions de l’entendre ici.
Chacune des œuvres ouvre sur un monde à part. La Première Symphonie de Dutilleux, très à distance des expérimentations de son époque, révélait déjà un orchestrateur remarquable, habile à nuancer la lente évolution de son matériau sonore, très fluide. L’orchestre s’y fait virtuose mais aussi étrangement hypnotique ; la forme, avec son final qui s’éteint progressivement par exemple, est très originale.
Le concerto de Bartók est ample comme celui de Brahms. C’est un témoignage lyrique, écorché aussi, âpre et dépouillé, offert par le compositeur en 1938 à un monde menacé, à ses Balkans où musique et violon se confondaient depuis des siècles.

Enfin, Paavo Järvi poursuit son exploration de Beethoven – après la Pastorale donnée en janvier – avec cette symphonie qui fut le premier pas vers la renommée. Classique encore, elle dépasse pourtant celles de Mozart, car c’est vers son aboutissement plus que vers son final qu’avance la musique, irrésistiblement, des tâtonnements du début jusqu’à la conclusion en plein ciel bleu. Le langage musical est tendu, mordant mais aussi jubilatoire. Cette œuvre qui sonne annonce déjà la Cinquième.

Biographies

Paavo Järvi est né en 1962, à Tallinn, quand l'Estonie était une république de l'Union Soviétique. Son père, Neeme Järvi, y dirigeait l'Orchestre symphonique de la radio et de la télévision, l'Orchestre symphonique d'État et l'Opéra de Tallinn. C'est auprès de lui qu'il a découvert le monde musical, déchiffrant à quatre mains des symphonies de Haydn, comparant les interprétations dans l'impressionnante collection de disques paternelle, chantant sous sa direction dans un choeur d'enfants ou encore en assistant à ses répétitions. Paavo Järvi a commencé par étudier la percussion, puis la direction d'orchestre.

En 1968, Neeme Järvi dirige Credo d'Arvo Pärt, alors que les Soviétiques interdisent toute référence à la messe latine. Les tracas politiques que cette position en faveur de la liberté artistique déclenche, conduisent la famille à quitter l'Estonie pour les Etats-Unis en 1980. Paavo Järvi a 17 ans. Il poursuit alors ses études au Curtis Institute of Music de Philadelphie, au Los Angeles Philharmonic Institute avec Leonard Bernstein et dirige particulièrement le répertoire scandinave, tout en affirmant d'autres domaines de prédilection, dont la musique française et la musique russe. Paavo Järvi accède ensuite à ses premières responsabilités : directeur musical du Malmö SymfoniOrkester (1994-1997), premier chef invité du Royal Stockholm Philharmonic Orchestra (1995-1998) ainsi que du City of Birmingham Symphony Orchestra (1996-1999). La décennie 2000 a vu sa carrière s'accélérer. Invité à diriger un programme du Cincinnati Symphony Orchestra en 2001, il lui a été proposé d'en prendre immédiatement la direction musicale qu'il n'a quitté qu'en 2011, le titre de chef émérite lui ayant été décerné en reconnaissance du travail accompli. Il est également directeur musical du Hessische Rundfunk Sinfonieorchester de Francfort depuis 2003. En 2004, il est devenu directeur artistique de la Deutsche Kammerphilharmonie de Brême. Avec cet orchestre de chambre indépendant, il a réalisé un enregistrement intégral des symphonies de Beethoven recueillant un grand succès tant public que critique.

Paavo Järvi a déjà réalisé une cinquantaine d'enregistrements. Parmi eux, la Deuxième Symphonie de Stenhammar, la Suite de Lemminkainen et Kullervo de Sibelius ; les Cantates de Sibelius avec l'Orchestre national d'Estonie et son choeur, récompensées par le premier Grammy Award jamais attribué à l'Estonie et qui eut un retentissement considérable dans le pays à peine sorti de l'ère soviétique ; le Concerto pour orchestre de Lutosławski enregistré avec l'Orchestre symphonique de Cincinnati, les disques consacrés à la musique vocale d'Erkki Sven Tüür, les symphonies de Lepo Sumera.

En 2004, Paavo Järvi dirige pour la première fois l'Orchestre de Paris dans un programme Nielsen (Symphonie n° 2), Berg (Sept Lieder de jeunesse) et Sibelius (Pelléas et Mélisande, musique de scène). L'entente est immédiate, les concerts magnifiques. Il est réinvité à plusieurs reprises pour diriger des concerts consacrés à Bartók, Kodály, Chostakovitch, Sibelius, Mozart, Britten ou Arvo Pärt, avant de devenir le septième Directeur musical de l'Orchestre de Paris en septembre 2010, son contrat ayant été prolongé jusqu'en 2015/2016. En juillet 2012, il a été nommé prochain Chef principal de l'Orchestre symphonique de la NHK, poste dont il assurera les fonctions à partir de la saison 2015/2016.

Gil Shaham a fêté ses 40 ans en 2011. Il a fait ses premières études en Israël, auprès de Samuel Bernstein puis Chaim Taub, premier violon solo de l’Orchestre philharmonique d’Israël, avant de rejoindre la célèbre pédagogue Dorothy DeLay à la Juilliard School à New York. Son sort s’est joué en une soirée, quand il remplaça Itzhak Perlman à Londres, à 18 ans. La beauté de sa sonorité et sa virtuosité expriment partout un plaisir de la musique très communicatif. Gil Shaham consacre actuellement tous ses concerts aux œuvres des années 30, ultime décennie de la modernité avant le cataclysme qui coupa le siècle en deux. Il partage tout particulièrement ce projet avec l’Orchestre de Paris, avec lequel il a joué les concertos de Walton et Prokofiev puis la saison dernière ceux de Barber et de Berg pour aborder cette saison ceux de Stravinski et de Bartók. C’est avec lui que l’Orchestre de Paris avait joué pour la dernière fois ce concerto de Bartók, en juin 2001, sous la direction de Pierre Boulez. Gil Shaham avait 30 ans.>

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