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Concert symphonique
Boris Berezovsky joue le Deuxième concerto de Bartók
MERCREDI 23 FÉVRIER - SALLE PLEYEL - 20H
JEUDI 24 FÉVRIER - SALLE PLEYEL - 20H
Saison 2010/2011
Programme Extraits
Maurice Ravel
Alborada del Gracioso, pour orchestre
Béla Bartók
Concerto pour piano n° 2, Sz 95
Maurice Ravel
Shéhérazade, trois mélodies pour soprano et orchestre
Maurice Ravel
Rhapsodie espagnole, pour orchestre
Maurice Ravel
Boléro, pour orchestre
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Tarifs
60€, 45€, 34€, 22€, 10€
Distribution
Josep Pons
Direction
Boris Berezovsky
Piano
Nora Gubisch
Mezzo-soprano
En savoir plus sur le concert

Concert avec entracte - fin du concert aux environs de 22h00

Rythmicien et coloriste attentif, Josep Pons propose au milieu d’un tout-Ravel l’étourdissant concerto de Bartók, percé de silence mais réservé aux colosses. Une façon de redire combien les deux hommes étaient contemporains et explorateurs de mondes sonores. Avec en creux ou en lumière, l’instrument-clef du XXe siècle naissant, cher plus que tout aux deux musiciens : le piano. Ravel comme Bartók s’exprimèrent en effet d’abord par le piano et laissent une littérature abondante pour l’instrument, dont les capacités percussives, harmoniques, servent les idées modernes du début du siècle.
Ravel ne connut pas immédiatement le succès comme compositeur symphonique. Loin s’en faut : sa Shéhérazade, une ouverture pour orchestre, reste d’abord totalement ignorée. Il en reprendra des éléments pour composer ces trois mélodies d’une troublante sensualité, qu’il orchestrera ensuite.
En fait, il lui faudra attendre dix ans après cette première tentative pour enfin s’imposer avec la Rhapsodie Espagnole, inspirée de danses comme le fandango ou la habanera. Le matériau original de ses œuvres pour piano, elles aussi très inspirées par l’Espagne, offrira à Ravel la possibilité d’orchestrations virtuoses, à la mesure de la partie soliste, comme celle de l’Alborada del Gracioso, adaptée des Miroirs pour piano de 1905.
Le Boléro et le Concerto n°2 de Bartók sont contemporains. Ils attirent l’attention par l’importance du rythme comme une dimension devenue centrale dans la composition. Chez Ravel, elle peut apparaître provocatrice. Chez Bartók, plus essentielle.

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Biographies
Josep Pons est le plus français des chefs espagnols. Il n’avait pas trente ans quand il prit la direction artistique du Teatre Lliure à Barcelone en 1975, alors que l’Espagne amorçait sa transition démocratique avec la mort de Franco. Une douzaine d’enregistrements témoignent du parcours accompli par Josep Pons et ses musiciens autour de Manuel de Falla, Mompou, Albéniz, Gerhard et Stravinski, mais aussi des compositeurs contemporains tels que Luis de Pablo, Josep Soler ou Astor Piazzolla.
En 2004, après une décennie à Grenade, Josep Pons prenait la direction artistique de l’Orchestre National d’Espagne. Il est également Principal Chef Associé de l’opéra de Barcelone, le Liceu. L’Orchestre de Paris l’accueille régulièrement. En 2010, ils ont créé une composition pour orchestre, percussions et deux pianos de Osvaldo Golijov et Gonzalo Grau avec Katia et Marielle Labèque.
Boris Berezovsky fait ses débuts en 1988 à Londres au Wigmore Hall. Le Times le décrit alors comme « un artiste exceptionnellement prometteur, d’une virtuosité éblouissante et doté d’une énergie formidable ». Deux ans plus tard, en 1990, il remporte la médaille d’or du Concours International Tchaïkovsky à Moscou. Son attachement à la musique de chambre atteste d’une personnalité qui sait marier virtuosité et sensibilité.
Membre de la Maîtrise de Radio France, Nora Gubisch quitte le chant à l'adolescence pour continuer des études de piano avec Catherine Collard puis revient au chant et entre au Conservatoire de Paris.
Elle se fait remarquer pour son double talent de chanteuse et d’actrice, que ce soit dans Carmen, bien sûr, ou dans La Belle Hélène du metteur en scène Herbert Wernicke au Festival d'Aix en Provence. À cette mezzo-soprano dont la voix progresse toujours plus loin vers le répertoire dramatique, les plus beaux rôles sont déjà offerts : Judith du Château de Barbe-Bleue de Bartók, Magdalene dans Les Maîtres Chanteurs de Wagner, Marguerite dans La Damnation de Faust de Berlioz, Charlotte dans Werther de Massenet...
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