Concert avec entracte - fin du concert aux environs de 22h40
Marc-André Dalbavie fut compositeur en résidence à l’Orchestre de Paris durant quatre saisons à partir de 2000. Christoph Eschenbach et les musiciens ont joué plusieurs de ses œuvres au fil des saisons. Sa musique d’orchestre privilégie les couleurs, une caractéristique qu’il souligne dans ce concert "Carte blanche".
Charles Ives est une vieille connaissance, sa musique qui est directement matière a suggéré des pistes au jeune Dalbavie, fasciné par Ligeti, Reich et la musique spectrale.
Scriabine est son contemporain à la charnière du XXe siècle et lui aussi - guidé en cela par un mysticisme débridé - pensait couleurs en suspension, mélodie latérale, motifs émergeant d’une texture par accords. Son
Prométhée, qui requiert un orchestre énorme, sera joué pour la première fois par l’Orchestre de Paris.
Julian Anderson, trop peu connu en France, est l’un des compositeurs anglais les plus doués, explorant la richesse harmonique de l’orchestre à la recherche d’une consonance diffuse.
Quant à Marc-André Dalbavie lui-même, c’est l’occasion d’entendre ses œuvres les plus récentes : son
Concerto pour flûte créé en 2006 par l’Orchestre philharmonique de Berlin,
La Source d’un Regard créée en 2007 à Amsterdam et redonnée à Philadelphie par Christoph Eschenbach en mai 2008.
Fou des Sonnets de Louise Labé, il attendait de mettre en musique ces poèmes de la Renaissance quand il entendit Philippe Jaroussky en concert et releva le défi de tenir en équilibre la fragilité vocale du contre-ténor et la puissance symphonique. L’œuvre fut créée en 2008.
Parmi les flûtistes, Vincent Lucas fut l’un des plus jeunes premiers au concours d’entrée au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMDP).
Après cinq années passées à l'Orchestre du Capitole de Toulouse, il joue six ans à l’Orchestre philharmonique de Berlin avant d’entrer à l’Orchestre de Paris en septembre 1994.
Il y a été le soliste du
Concerto pour flûte et harpe de Mozart avec Frans Brüggen et Marie-Pierre Chavaroche en 2001 et l’interprète du concerto
Flute Moon de Bright Sheng sous la direction de Christoph Eschenbach en 2004. Participant à de nombreux programmes de musique de chambre de l’Orchestre de Paris, il est aussi le partenaire dans ce domaine de Marie-Pierre Langlamet, Christian Ivaldi, Eric Le Sage, Paul Meyer, Michel Beroff, Brigitte Engerer, Xavier Philipps, Svtelin Roussev. Il est également membre du Trio à Vent de Paris.
Il enseigne au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris et au Conservatoire national de région de Paris. Il donne, en outre, de nombreuses master-classes.
Cédric Tiberghien achève ses études au Conservatoire de musique de Paris avec un Premier Prix en 1992 à l’âge de 17 ans. Il est ensuite lauréat de plusieurs grands concours internationaux (Bremen, Dublin, Tel Aviv, Genève, Milan), avant de remporter le Premier Prix du Concours Long–Thibaud à Paris en 1998, ainsi que cinq prix spéciaux du concours, y compris le Prix du Public et le Prix de l’Orchestre. Ce succès lance sa carrière sur le circuit international, aboutissant à plus de 150 engagements dans le monde entier. Apprécié pour l’ampleur de son répertoire, son goût pour la musique du XXe siècle, il est aussi excellent chambriste et accompagnateur lyrique raffiné.
Il a joué sous la direction de Rostropovitch lors de sa dernière apparition à la tête de l’Orchestre de Paris en novembre 2006, dans le
Concerto pour piano et trompette de Chostakovitch, concert disponible en écoute intégrale gratuite sur le site de l’Orchestre de Paris.