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Roberto Alagna chante un siècle d’Opéras Français
JEUDI 09 JUILLET - BASSIN DE NEPTUNE DU CHÂTEAU DE VERSAILLES - 21H
Saison 2008/2009
Programme Extraits
Georges Bizet
L’Arlésienne, extraits : Prélude – Adagietto - Farandole
Christoph-Willibald von Gluck
Orphée et Eurydice, Aria : "J’ai perdu mon Eurydice"
Christoph-Willibald von Gluck
Iphigénie en Tauride, extrait : Unis dès la plus tendre enfance
Charles Gounod
Mireille, ouverture
André-Ernest-Modeste Gretry
L'Amant jaloux, extrait : Tandis que tout sommeille
André-Ernest-Modeste Gretry
Zémir et Azor, extrait : Du moment qu’on s’aime
Luigi Cherubini
Les Abencérages, extrait : Suspendez à ces murs
Étienne Nicolas Méhul
Le Jeune Henri, extrait : La Chasse du Jeune Henri
Étienne Nicolas Méhul
Joseph en Egypte, extrait : Vainement Pharaon
Hector Berlioz
Le Corsaire, ouverture, op.21
Hector Berlioz
La Damnation de Faust, op.24, extraits : Invocation à la nature, Marche hongroise
Claude-Joseph Rouget de Lisle
La Marseillaise pour orchestre, extraits
Orchestration d'Hector Berlioz
Tarifs
300€, 200€, 148€, 95€, 52€
Distribution
Michel Plasson
Direction
Roberto Alagna
Ténor
En savoir plus sur le concert
Dans l’histoire de l’Opéra, la France fut le pays où le ténor trouva le plus rapidement sa place : l’absence de castrats dans les tragédies lyriques françaises favorisa les rôles de haute-contre, tessiture finalement assez proche du ténor léger.
C’est cette voix de ténor à deux facettes (l’une légère, l’autre héroïque) qui se développa en France dès la fin du 18ème siècle, pour créer une école de chant français qui fit le régal de Gluck, Grétry, Méhul, puis Rossini, Donizetti et Verdi, mais aussi de Meyerbeer, Gounod, Bizet…Nourrit et Duprez en furent les deux initiateurs : avec eux le ténor français était né, avec sa vaillance et son endurance, ses aigus projetés et l’étendue de son registre, mais surtout son charme lyrique.
C’est dans cette tradition que s’inscrit aujourd’hui Roberto Alagna, arrivé à maturité d’une carrière internationale hors du commun.
Le récital qu’il propose, dans l’accompagnement idéal de l’Orchestre de Paris dirigé par le chef le mieux au fait de ce répertoire, Michel Plasson, est spécialement conçu pour Versailles et sa tradition historique. Les airs de Gluck, Grétry et Méhul rappellent l’héritage prérévolutionnaire de Legros (qui créa l’Orphée de Gluck en français). Puis Rossini fait chanter Arnold dans Guillaume Tell, chef d’œuvre créé par Nourrit : le contre-ut devient l’arme fatale du ténor et emporte l’auditoire. Déroulant les grands airs de l’opéra français du 19ème siècle, Roberto Alagna dresse une fresque musicale peuplée des héros historiques et mythiques que le Château de Versailles revu par Louis Philippe présente dans toute leur gloire.
Cette soirée exceptionnelle en plein air, sur le site somptueux du Bassin de Neptune et devant 7.000 spectateurs, permet à Roberto Alagna de magnifier une tradition musicale française dans un des hauts lieux nationaux de l’histoire et des arts. La Marseillaise orchestrée avec splendeur par Berlioz dans un esprit d’exaltation patriotique et républicaine sera l’un des symboles de ce récital sans précédent.
Biographies
On associe systématiquement le nom de Michel Plasson à celui de Toulouse et au répertoire français. Les trois sont intimement liés depuis trente ans dans une remarquable conviction musicale. Michel Plasson est parisien pourtant. Né dans une famille de musiciens, il aborde le piano, la percussion et la direction d'orchestre au Conservatoire national supérieur de musique de Paris. Il a commencé à gagner sa vie à la batterie, dans le music-hall parisien.
En 1962, il obtient le Premier Prix du Concours International de Jeunes Chefs d'Orchestre de Besançon puis part travailler aux Etats Unis avec Eric Leinsdorf, Pierre Monteux et Leopold Stokowski. De retour en 1965, il est nommé directeur de la Musique à Metz puis, en 1968, chef permanent au Théâtre du Capitole de Toulouse. Il devient directeur artistique de cette institution en 1973.
En 1974, il donne au Capitole une résidence à nulle autre pareille : c’est l'ancien marché au blé de Toulouse qu’il fait transformer en une salle de concerts de 3000 places. La Halle aux Grains, à l’ambiance unique en France, accueille depuis la saison symphonique de l’orchestre et ses productions lyriques. De 1994 à 2001, Michel Plasson a également été directeur Musical de l'Orchestre Philharmonique de Dresde.
Michel Plasson a consacré l’essentiel de son énergie à servir le répertoire français des XIXe et XXe siècles : Massenet, Bizet, Ravel, Debussy, Fauré d’abord, c’est-à-dire les plus célèbres, mais aussi les compositeurs à défendre, moins connus, comme Magnard, D’Indy, Ropartz, Franck, Roussel. Il enregistre pour EMI Classics.
Roberto Alagna est né en France de parents siciliens. Il commence des cours de solfège à l'âge de dix ans au Conservatoire National de la ville du Raincy et suit parallèlement les cours de guitare de Jacques Lescure.
A dix-sept ans, il se produit en qualité d'auteur-compositeur -interprète dans divers cabarets parisiens, mêlant ainsi les variétés internationales aux études lyriques qu'il entretient avec le Maestro cubain Raphaël Ruiz. Toujours à Paris, il entre en 1987 à l'Ecole de l'Opéra où il rencontre Melle Simone Fejard avec laquelle il collabore encore aujourd'hui. En 1988, à Philadelphie, il remporte le Premier Prix du Concours Luciano Pavarotti. Et il débute en Angleterre avec le Glyndebourne Touring Opera dans le rôle d'Alfredo de La Traviata de Verdi. Rôle qu'il enchaîne aussitôt à Monte-Carlo, au Japon puis en Europe, jusqu'à ses retentissants débuts à la Scala de Milan. S'ensuit la prise de rôle de Rodolfo dans La Bohème de Puccini, sur les plus prestigieuses scènes du monde : le Covent Garden de Londres, le Staatsoper de Vienne, l'Opéra Bastille de Paris, le Metropolitan Opera de New York, le Liceu de Barcelone, la Scala de Milan...
Il apparaît à travers le monde, en récital ou au théâtre, dans divers ouvrages dont : La Bohème, Tosca et La Rondine de Puccini, L'Elixir d'Amour, Lucia di Lamermoor et Roberto Devereux de Donizetti, Il Trovatore, Don Carlos, La Traviata, Simone Boccanegra, Aïda et Macbeth de Verdi, Roméo et Juliette et Faust de Gounod, Werther et Manon de Massenet, L'Amico Fritz de Mascagni, Carmen de Bizet, I Pagliacci de Leoncavallo, Cyrano de Bergerac de Alfano, et bien d'autres...
Retrouvez une oeuvre, un chef, un soliste, parmi l’ensemble des concerts donnés par l’Orchestre de Paris de 1967 à aujourd’hui...