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Concert symphonique
Esa Pekka Salonen à la tête de l'orchestre
MERCREDI 17 DÉCEMBRE - SALLE PLEYEL - 20H
JEUDI 18 DÉCEMBRE - SALLE PLEYEL - 20H
Saison 2008/2009
Programme Extraits
Richard Dubugnon
Concerto pour violon (RD)
Création mondiale - Commande de Musique Nouvelle en Liberté
Gustav Mahler
Das klagende Lied (version 1880)
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Tarifs
60€, 45€, 30€, 20€, 10€
Distribution
Esa Pekka Salonen
Direction
Janine Jansen
Violon
Melanie Diener
Soprano
Lilli Paasikivi
Alto
Jon Villars
Ténor
Sergei Leiferkus
Basse
Chœur de l'Orchestre de Paris
Chœur
Didier Bouture
Chef de chœur
Geoffroy Jourdain
Chef de Chœur
Tölzer Knabenchor
Chœur
En savoir plus sur le concert
Esa Pekka Salonen est l’invité régulier de l’Orchestre de Paris depuis dix ans. Mais c’est la toute première fois qu’il aborde avec lui une grande page du répertoire romantique. L’occasion est tout à fait exceptionnelle, car Das Klagende Lied est, de tous les cycles de lieder avec orchestre de Mahler, le moins connu. L’Orchestre de Paris ne l’a donné qu’une fois en 40 ans, en 1979 !
Premier grand cycle du compositeur, c’est une histoire mise en musique avec chœur et solistes. Son orchestration est superlative, pour restituer la dimension fabuleuse du conte –une reine promise à deux frères, l’un assassine l’autre dont la plainte viendra ruiner les noces. On est loin des chants à peine soutenu, de l’orchestre pointilliste des Rückert Lieder que Christoph Eschenbach dirigera en avril 2009... Mais l’ivresse éclatante des préparatifs de la fête, les interventions de sagesse ou de tristesse du chœur, les silences qui crèvent ce tapis somptueux font de ce Chant Plaintif une œuvre d’une remarquable maîtrise pour un compositeur qui n’a pas 20 ans.
« Ma musique est la plupart du temps autobiographique, comme les pages de carnets intimes, ou occulte, répondant à des systèmes cachés, écrit le compositeur Richard Dubugnon. J’essaie aussi d’appliquer des techniques de traitement d’images : juxtapositions, zooms, fade in et fade out, fondus enchaînés, négatifs… J’ai toujours eu un rapport plus visuel qu’auditif avec la musique. Ce concerto pour violon est dédié à Esa Pekka Salonen, avec qui je partage le même attachement à l’expressivité et la couleur en composition musicale. Il a été composé sur mesure pour Janine Jansen dont le violon est aussi une palette aux tons infinis. »
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Biographies
Esa-Pekka Salonen n’a pas atteint son demi-siècle, mais il est depuis une bonne quinzaine d’années l’un des chefs d’orchestre les plus déterminants de la scène classique. Curiosité est le mot par lequel il se définit le mieux, celle d’un homme inlassablement fasciné par la musique. Ce Finlandais est d’abord compositeur, mais il en vint à diriger dans les années 80 parce que personne ne voulait jouer la musique de sa génération. Son talent de chef s’y est révélé. Magnifique défenseur des pionniers de la modernité, de Sibelius à Stravinski, et des œuvres nouvelles, il a dirigé le Los Angeles Philharmonic Orchestra depuis 1992 et prend cette saison la responsabilité de chef principal du Philharmonia Orchestra à Londres.
La violoniste hollandaise Janine Jansen s’est fait connaître par les magnifiques institutions musicales de son pays : le Concertgebouw d’Amsterdam, une des salles de concerts les plus prestigieuses du monde, à la fin des années 90, puis l’Orchestre Philharmonique de Rotterdam, que dirigeait Valery Gergiev. Le chef enregistrait pour Decca et la maison de disque s’est intéressée à la jeune violoniste. Janine Jansen a rapidement trouvé sa place parmi les jeunes violonistes les plus en vue des scènes de concert du monde entier, par ailleurs, parmi ses partenaires de musique de chambre Mischa Maisky, Christian Poltéra, Menahem Pressler, Julian Rachlin . Elle utilise le Stradivarius Barrere. Elle a fondé il y a cinq ans un festival de musique de chambre à Utrecht, sa ville natale. Elle fait ici ses débuts avec l’Orchestre de Paris.
La soprano allemande Melanie Diener a choisi de se consacrer d’abord au concert et à l'oratorio. Elle y a abordé Mahler, Mendelssohn, Britten, Zemlinsky ou les airs de concert de Mozart. Elle a débuté sa carrière sur scène à la fin des années 90, à Vienne, Bayreuth, Aix-en-Provence, Salzbourg. Sa couleur de voix, chaude, évoque la grande interprète Margaret Price.
La mezzo-soprano finlandaise Lilli Paasikivi a déjà collaboré avec Esa-Pekka Salonen dans le répertoire romantique tardif, celui de Mahler ou de Schoenberg. Soliste de l’Opéra National de Finlande, elle a abordé les grands rôles de sa tessiture, comme Carmen ou Dorabella. On l’a entendue à Paris dans l’opéra de Kajia Saariaho L’Amour de loin. Elle participe au cycle wagnérien du Ring, au Festival d’Aix-en-Provence avec Sir Simon Rattle.
Le ténor américain Jon Villars est un interprète à la carrure impressionnante, aussi bien physiquement que vocalement. C’est donc vers les grands rôles que sa carrière s’est dirigée : Enée dans Les Troyens de Berlioz, L’Empereur de La Femme sans Ombre et Bacchus d’Ariane à Naxos chez Strauss. Sa voix est puissante mais lyrique. Son chemin le pousse vers Wagner.
Le baryton Sergei Leiferkus a soixante ans. Originaire de Leningrad (aujourd’hui Saint-Petersbourg), il a intégré la troupe du Kirov (aujourd’hui Théâtre Maly) dans les années 70 et s’y fit reconnaître comme un chanteur au sens dramatique hors pair. Les personnages qu’il incarne –Scarpia dans Tosca, Iago dans Otello, Simon Boccanegra, Alberich dans L’Or du Rhin- s’y prêtent particulièrement. Sa voix offre à volonté noblesse et noirceur.

Depuis 1976, un grand chœur associé à l’Orchestre de Paris lui permet de présenter en concert le répertoire des oratorios profanes ou des grandes pages religieuses. Fondé à l’initiative de Daniel Barenboim en 1976, il a rassemblé sous la direction d’Arthur Oldham jusqu’à 250 choristes amateurs, pour aborder des grandes œuvres comme le Te Deum de Berlioz, la Symphonie des Mille de Mahler. Il a accompagné l’orchestre en tournée, participé à des productions lyriques. Il est aujourd’hui sous la direction conjointe de Laurence Equilbey, Didier Bouture et Geoffroy Jourdain. Son effectif s’établit autour de 120 chanteurs, qui travaille deux soirs par semaine à préparer les rendez-vous de la saison, dont un concert a capella où le chœur se fait entendre seul.
Avec une solide formation de direction d'orchestre, Didier Bouture a privilégié le travail choral, recherchant notamment l'enseignement de grands spécialistes comme Eric Ericson, Edward Higginbottom ou David Willcocks. Il a dirigé la maîtrise "Les Petits Chanteurs de Paris", puis le chœur Saint-Thomas d'Aquin. Depuis février 1999, il exerce les fonctions de directeur artistique et pédagogique du Centre d'art polyphonique de l'ARIAM Ile-de-France, il co-dirige depuis 2002 le Chœur de l’Orchestre de Paris. Didier Bouture est lui-même haute-contre et chante au sein du Concert Spirituel dirigé par Hervé Niquet.
Geoffroy Jourdain est depuis dix ans l’alter ego de Laurence Equilbey, contribuant comme elle à diffuser la musique vocale d’ensemble. Il a fondé son propre chœur de chambre "Les Cris de Paris", avec lequel il s'impose dans le paysage de la création contemporaine, tout en défendant une approche originale volontiers teintée d’humour et très marquée par la curiosité. Depuis 2002, il assure la direction artistique du Chœur de l’Orchestre de Paris avec Didier Bouture.
Retrouvez une oeuvre, un chef, un soliste, parmi l’ensemble des concerts donnés par l’Orchestre de Paris de 1967 à aujourd’hui...