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Stéphane Labeyrie

Tuba

Stéphane Labeyrie étudie le tuba avec Marc Ursule au CNR de Toulouse où il obtient la Médaille d'or en 1991. Il entre la même année au CNSMD de Lyon (classe de Mel Culbertson).
En 1992, il obtient le Prix spécial de musicalité au Concours international de Markneukirchen (Allemagne).

En 1995, il acquiert son diplôme d'études supérieures au CNSMD de Lyon, puis est invité au concert de clôture du Congrès international de tuba à Chicago. Il gagne le Premier prix du Concours international de Sydney et remporte le Premier prix au Concours international de Markneukirchen en 1996. Un an après, il remporte le Premier prix au Concours international de Riva Del Garda (Italie).
Après avoir joué à l'Opéra national de Lyon avec Kent Nagano, et passé deux ans à l'Orchestre du Capitole de Toulouse.
Il occupe le poste de tuba solo à l'Orchestre de Paris depuis octobre 1999.
Il joue actuellement les instruments Yamaha et participe à leur élaboration.



iw

son
interview

Pourquoi avoir choisi le tuba ?
Je viens du Gers où on trouve encore de nombreuses fanfares d’instruments à vents, appelées "bandas". Et mon père lui-même jouait du petit tuba dans une de ces "bandas".
Votre entrée à l’orchestre en 1998 ?
Les postes de tubiste sont très rares et je n’avais que 22 ans à l’époque. Imaginez ce que j’ai pu ressentir lorsque je suis devenu le deuxième tubiste de l’orchestre depuis sa création !
Quelle est la plus belle œuvre composée pour votre instrument ?
Le Concerto de Ralph Vaughan Williams qui met particulièrement l’instrument en valeur. Le tuba peut être véloce, virtuose, lyrique, avec une tessiture énorme ; c’est l’instrument de la famille des cuivres qui a la plus grande tessiture, avec cinq octaves.
Le souvenir d’un épisode malencontreux avec votre instrument ?
Un jour juste avant de monter sur scène, j’ai accroché le montant de la porte avec mon instrument : tous les pistons se sont cassés. Miraculeusement, on a réussi à me trouver un autre instrument en urgence !
Qu’emportez-vous toujours en tournée ?
Les Mémoires de Berlioz, pour avoir l’impression de partir en voyage avec lui. Et puis, c’est tellement bien écrit !
La plus belle qualité de Paavo Järvi ?
Son humanité. Il nous répète toujours : je ne suis pas votre chef, mais votre collègue.
Où peut-on vous trouver quand vous n’êtes pas sur scène ?
Sur un terrain de golf. Ma vie musicale est très riche et pourrait suffire à mon épanouissement, mais je vois le golf comme un prolongement de la pratique de l’instrument, notamment dans la régularité, la concentration et la répétition du geste.
Un rituel avant d’entrer en scène ?
Je me mets en condition avec des exercices de respiration, pour "chauffer" les lèvres.
Quel est votre plus grand vice ?
La gourmandise. Il m’est arrivé de casser ma tirelire pour voyager dans l’univers d’un grand cuisinier, notamment Pierre Gagnaire dont j’apprécie particulièrement l’audace.
Quelle est la qualité indispensable pour devenir musicien ?
Un musicien, c’est comme un acteur : il faut séduire et défendre l’oeuvre qu’on interprète. Les musiciens n’ont pas le droit d’être tièdes.
Si votre instrument était un être vivant ?
Une femme qu’on tient dans ses bras. En musique de chambre, nous jouons debout et l’échange n’en est que plus fort.