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Philippe Berrod

Première clarinette solo

Premier clarinettiste solo de l’Orchestre de Paris depuis 1995, Philippe Berrod joue en soliste notamment avec le Chamber Orchestra of Europe, le Mahler Chamber Orchestra, le Bayerischer Rundfunk Symphonieorchester de Munich ou le Royal Concertgebouw d’Amsterdam.
Premier prix à l'unanimité du Conservatoire national supérieur de musique de Paris dans la classe de Guy Deplus et Guy Dangain, il est lauréat de nombreux concours internationaux (Paris, Vierzon, Reims, Trapani, Prix de la fondation Menuhin, Prix du ministère de la culture, Prix Sacem).
Il se produit en soliste dans le monde entier dans un répertoire allant du Concerto pour clarinette et orchestre de Mozart au Dialogue de l'ombre double de Pierre Boulez pour clarinette et électronique qu'il a notamment interprété au Konzerthaus de Berlin pour le 80ème anniversaire du compositeur en collaboration avec l'Ircam.
Philippe Berrod a eu aussi le privilège de travailler avec des compositeurs tels qu'Olivier Messiaen, Luciano Berio, Krystof Penderecki, Edisson Denisow, Pascal Dusapin, Marc-André Dalbavie, Philippe Hersant, Bruno Mantovani, Olivier Greif, Luis Naon, Nicolas Bacri, Michel Petrossian ...et d'être à l'origine de nouvelles créations d'œuvres pour clarinette solo.
Philippe Berrod a réalisé de nombreux enregistrements comme le coffret "Les Vents Français" paru chez Sony Classical – Indésens en 2009, l'album "Art of Clarinet", ainsi que les intégrales de musique de chambre avec vents de Saint-Säens, de Schumann, de Poulenc, unanimement récompensées par la presse : 4 clés Télérama, Choc classica, Diapason d'or, Clé de l'année resmusica ..., il est nominé aux Victoires de la Musique et invité d'honneur en 2011
.
Son goût pour les sentiers non balisés de la musique l'amène à participer à des projets originaux avec ces amis musiciens comme l'album "Clarinet Latino" (cristal records) et "Clarinet Classica" (Sony music), deux DVD pédagogiques pour cristal records / Selmer, des séances d'improvisation pour Radio France avec Jean-François Zygel, et surtout avec le Sirba octet, ensemble de musique Yiddish et tzigane, avec lequel il enregistre des CD pour Naïve et la Dolce volta / HarmoniaMundi, déjà vendus a plus de 40 000 exemplaires.
Philippe Berrod est  conseiller artistique de la manufacture française Selmer-Paris, et anime des master-class de clarinette en Chine, aux USA, en Amérique latine et en Europe.
concert-talent.com
philippeberrod.com

iw

son
interview

Premières impressions de la Philharmonie ?
Excellentissimes ! L’acoustique va pouvoir s’adapter en fonction des œuvres et des formations instrumentales. Lors de notre dernier concert, nous avons fait des réglages de positionnement et la petite harmonie s’est placée au centre de l’orchestre. J’aime particulièrement lorsque l’orchestre se déploie comme un éventail, avec un quintette à vents entouré de cordes.
Une musique pour vous réveiller le matin ?
Les grands standards d’Aretha Franklin, Al Jarreau ou Stevie Wonder.
Une musique qui vous obsède ?
La musique me hante en permanence. Il y a toujours le thème d’une symphonie jouée par l’orchestre qui trotte dans ma tête ! C’est quasi obsessionnel chez moi !
Un déclic pour devenir musicien ?
Par la pratique. J’ai suivi un cours de clarinette et j’ai été séduit par l’instrument comme par le comportement décontracté des clarinettistes ! Il faut donner l’occasion aux jeunes qui ne connaissent pas la musique de pratiquer un instrument. Toucher un instrument peut donner le goût de la musique.
Quelle place la clarinette occupe-t-elle dans votre vie ?
La clarinette est un peu comme la voix ou comme tout autre instrument basé sur le souffle. On doit travailler régulièrement, mais il faut garder du temps pour soi. On ne peut bien jouer de la clarinette que lorsqu’on a atteint dans sa vie un certain équilibre, une certaine sérénité.
Si votre instrument était un être vivant ?
Un chat bien sûr ! Il est capable de monter et de descendre. Il est caractériel, dangereux, avec un côté doux et menaçant.
Un chef d’orchestre qui vous a ébloui ?
Esa-Pekka Salonen le mois dernier : il est brillant, fluide, décontracté, avec un côté moderne avec son faux air de sosie de Johnny Depp !
Qu’emportez-vous toujours en tournée ?
Les Sonates et Partitas pour violon de Bach. Je me suis donné comme objectif d’en transposer et jouer une partie pour la clarinette. Dès que je prends ma clarinette, je fais au moins un quart d’heure de Bach. Un exercice mental, technique, d’esprit et d’équilibre.
Où peut-on vous trouver quand vous n’êtes pas sur scène ?
Sur mon vélo car je traverse Paris en vélo, mais attention, je suis un faux sportif ! C’est un vélo électrique, avec un cendrier sur le guidon, pour pouvoir fumer en même temps !
Un souvenir des actions pédagogiques de l’orchestre ?
Les plus jeunes vous donnent une énergie extraordinaire. Ils ont tellement faim de musique qu’ils vous redonnent l’appétit !
Votre plus grande fierté ?
Appartenir à la petite harmonie de l’Orchestre de Paris, car je trouve mes collègues particulièrement doués !