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Mathias Lopez

Contrebasse

Mathias Lopez étudie l’orgue, l’analyse, l’écriture et la contrebasse au CNR de Bayonne. Il obtient en 2006 le diplôme d'études musicales (spécialité contrebasse) avec mention très bien au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon, après quatre années d'études auprès de Bernard Cazauran.
Lors de différents stages, il a l’occasion de recevoir l’enseignement d’artistes contrebassistes tels que Libero Lanzilotta, Giuseppe Ettorre, Daniel Marillier.
Passionné par la musique de chambre et de nombreux styles musicaux, il participe à différents projets, allant des musiques amplifiées à la musique baroque, en passant par les musiques d’Europe centrale. Il concourt à de nombreux enregistrements pour divers ensembles et artistes, avec notamment Les Dissonnances, Mathieu Névéol et Nomad lib’, ou encore Fabien Wallerand.
Il est régulièrement appelé à se joindre aux effectifs de différents orchestres, dont l’orchestre de l’Opéra national de Paris, l’orchestre de l’Opéra de Lyon, l’Orchestre de Bretagne, l’Orchestre National du Capitole de Toulouse.
Il intègre l’Orchestre de Paris en Avril 2013.
iw

son
interview

Un compositeur à redécouvrir ?
Frank Zappa. Un compositeur et guitariste pionnier du rock expérimental qui a entre autres travaillé avec Pierre Boulez et l’Ensemble intercontemporain. Sa musique est très écrite et ses textes sur la société américaine sont très virulents. Aujourd'hui encore, c'est un véritable OVNI dans le paysage musical.
Le répertoire que l’orchestre ne joue pas assez ?
La musique de la période classique. Carl Philipp Emanuel Bach en précurseur, puis Mozart, Haydn… C’est un répertoire qui possède beaucoup de clarté, de sincérité et de fraîcheur
Où peut-on vous trouver quand vous n’êtes pas sur scène ?
Dans une cuisine ou un restaurant. La gastronomie,à l’instar de la musique, peut vous procurer tellement de plaisir! Quand la nostalgie de mon Sud-Ouest natal est trop pesante, un petit magret aux cèpes, avec une bonne bouteille et de bons copains, et ça repart !
Votre rapport à l’instrument ?
La contrebasse est un instrument qui demande un grand investissement physique. Un contrebassiste doit être très puissant,tout en restant très souple. 
Comment avez-vous découvert votre instrument ?
Un peu sur le tard. J’ai commencé par la trompette, l’orgue et la guitare basse. La contrebasse ne m’est vraiment apparue qu’à vingt-et-un ans. Grâce à ce parcours atypique, j’ai pu apprendre à m’enrichir de la musique sous de multiples formes.
La musique qui a bercé votre enfance ?
Les Rolling Stones, AC/DC, Led Zeppelin…pas mal de rock en fait ! Mais aussi Chet Baker, Michel Petrucciani ou Jean-Sébastien Bach.
Le mot que vous préférez en musique ?
Des expressions italiennes comme giocoso (espiègle), ou cantabile (en chantant). Je ne pourrais pas vivre sans la légèreté et le lyrisme de la musique de Rossini et Verdi. Mais aussi feierlich (solennel) ou klagend (plaintif), la musique permet d’éprouver tellement d’émotions, avec une variété d’intensités et de nuances quasi infinie !
Un chef qui vous a ébloui ?
Riccardo Chailly. Il a permis un travail très approfondi en répétition, notamment autour de la Symphonie no 2 de Rachmaninoff, et au moment du concert, sa technique et son magnétisme ont littéralement transporté l’orchestre et le public dans un état stratosphérique.
La Philharmonie ?
Grâce à la fameuse canopée centrale placée au-dessus de la scène, on entend beaucoup mieux certains pupitres qu’à la Salle Pleyel. Et que dire de l'audace architecturale et plastique du bâtiment et de la salle !
Un musicien non classique avec lequel vous aimeriez jouer ?
Michael Brecker, grand saxophoniste de jazz,qui possédait une énergie incroyable et un discours qui se renouvelait sans cesse. 
Le compositeur qui a écrit le mieux pour votre instrument ?
Mendelssohn a écrit des parties difficiles mais vraiment intéressantes, ainsi que Strauss,Wagner et Mahler. Un de mes passagespréférés reste le solo des contrebasses dans Otello de Verdi, figurant un dernier éland’amour d’Otello pour sa femme Desdemona, juste avant de l’étrangler, fou de jalousie.
Un compositeur au-dessus de tous les autres ?
Jean-Sébastien Bach. La perfection des proportions,des harmonies et du temps qu’il utilise est telle qu’il trouve le chemin direct pour toucher au cœur.