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Lola Descours

Basson

Bassoniste précoce, Lola Descours intègre à l’âge de 19 ans la célèbre phalange parisienne qu’est l’Orchestre de Paris, sous les baguettes successives de Christoph Eschenbach et Paavo Järvi.
En parallèle de son activité au sein de l’Orchestre de Paris, Lola se produit en tant que basson solo au sein du London Philharmonic Orchestra, Rotterdam Philharmonisch ou l’Orchestre de Chambre de Paris. Intéressée par des formations plus réduites et marginales, elle collabore avec le Mahler Chamber Orchestra, les Dissonances, Spira Mirabilis ou l’Alma Chamber Orchestra. 
Diplômée du CNSM de Paris en 2010 dans la classe de Marc Trénel, elle a également étudié en Allemagne auprès du bassoniste norvégien Dag Jensen et a été récompensée à plusieurs reprises dans les concours internationaux de l’IDRS (Angleterre 1er prix en 2009), de Lodz (Pologne 3ème prix en 2011) de Crusell (Finlande 2ème prix 2011) ainsi que Muri (Suisse semi finaliste 2016).
Elle fonde l’Ensemble Paris-Dresde avec des musiciens de l’Opéra de Paris et le Trio du Parnasse avec Alice Caubit et David Walter, joue avec de prestigieux chambristes tels que le Quintette Moragues, le Quintette Aquilon, Pasticcio Barocco ou le Quatuor Zaide.  Aux éditions Indesens, elle a enregistré le quintette pour basson et cordes de Jean Françaix. Lola enseigne au CRR de Saint-Maur-des-Fossés, au conservatoire Camille Saint-Saens à Paris ainsi qu’à L’Orchestre Français des Jeunes en 2015 et au prestigieux Festival de Verbier en 2016.
iw

son
interview

Comment définiriez-vous le basson ?
J’aime bien la définition de Berlioz qui parle du basson comme d’un instrument à la fois pathétique et ridicule.
Comment en êtes-vous venue à jouer de cet instrument si singulier ?
Je suis d’abord tombée amoureuse du basson physiquement avec cette manière si drôle de le tenir.
Le plus beau solo de basson du répertoire ?
Il existe beaucoup de beaux solos au basson, notamment chez Tchaïkovski. Et puis, il y a le solo de L’Élixir d’amour de Donizetti, dont la mélodie est ensuite reprise par le ténor…
La particularité de votre instrument ?
Je joue sur l’instrument de l’ancien basson solo de l’Orchestre de Paris, Antoine Thareau. Une belle image de l’échange intergénérationnel qui existe au sein de l’orchestre.
Un souvenir de votre audition ?
L’attente me paraissait une éternité. Puis le régisseur vient me voir et me demande si j’ai un passeport valide… C’est ainsi que j’ai appris que je participais à la tournée de l’Orchestre en Chine, à Taiwan et au Japon !
Un chef qui vous a particulièrement impressionné ?
Il vient malheureusement de nous quitter : Lorin Maazel. La plus belle baguette du monde.
Votre dernière lubie ?
J’ai en ce moment une passion pour Louis de Funès ! J’ai très envie d’en savoir plus sur sa vie et son travail.
Votre engagement pour la musique ?
J’adorerais que l’orchestre donne des concerts gratuits à l’université pour inciter les jeunes à venir. Pour aller au concert, nul besoin de codes : on peut très bien venir en jean et simplement profiter de la musique.
Le trac avant d’entrer en scène ?
Curieusement, je suis plus stressée quand je joue avec l’orchestre qu’en soliste ou dans un petit groupe. Car dans l’orchestre, les rôles évoluent en permanence.
Où peut-on vous trouver quand vous n’êtes pas sur scène ?
Je viens d’emménager dans une maison en dehors de Paris. Donc, je réponds sans hésitation : dans mon jardin !