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Jonathan Reith

Premier trombone solo

Trombone solo de l’orchestre de Paris depuis 2014, Jonathan Reith s’impose comme l’un des plus talentueux trombonistes de sa génération.
En septembre 2015, Jonathan Reith obtient un 2ème prix au prestigieux concours international de l’ARD de Munich. Après avoir débuté le trombone à Aix en Provence d’où il est originaire, Jonathan Reith poursuit ses études musicales au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon dans la classe de Michel Becquet et obtient son diplôme avec les félicitations du jury en 2010.
Peu de temps après il intègre l’Orchestre National de France, poste qu’il occupe jusqu’en 2014. Jonathan Reith est un membre à part entière du Verbier Festival depuis 2010. Tout d’abord au sein de son orchestre, puis de son orchestre de chambre et enfin depuis 2015 comme coach de trombone du Verbier Festival Music Camp, programme placé sous la direction de Daniel Harding qui vise à apprendre le métier d’orchestre à des jeunes musiciens âgés de 15 à 17ans.
Il donne aussi régulièrement des master class aussi bien en France qu’à l’étranger.
Jonathan Reith a également eu la chance de se produire au sein de formations telles que l’orchestre national du capitole de Toulouse, l’orchestre philharmonique de Monte Carlo, le Seoul philarmonic orchestra, l’Orchestre National de Lyon, l’opéra de Lyon, l’orchestre de chambre de Paris, etc. Au cours de sa carrière il a notamment joué sous la direction de grands chefs d’orchestre comme Riccardo Chailly, Valery Gergiev, Riccardo Muti, Daniel Harding, Päavo Jarvi, Esa Pekka Salonen Daniele Gatti, Herbert Blomstedt, Charles Dutoit, Myung-­‐Whun Chung, David Zinman, Semyon Bychkov..
Il est également lauréat du concours international du printemps de Prague.
Jonathan Reith joue un trombone Antoine Cortois modèle 420 - en savoir plus : http://www.a-courtois.com/fr/artistes/artiste/jonathan-reith#sthash.1cldwJfZ.dpuf



iw

son
interview

Vos premières impressions depuis votre arrivée à l’orchestre en septembre dernier ?
Très bonnes d’autant que j’ai pu lier des contacts très facilement lors de notre tournée d’octobre en Chine.
Le musicien qui a vous ébloui ?
Parmi les solistes qui ont joué avec l’Orchestre de Paris, j’ai une énorme admiration pour Martha Argerich ; une véritable artiste !
Vous auriez aimé participé à la création de quelle œuvre ?
Le Sacre du Printemps  pour être témoin du tumulte dans la salle. Et puis, la musique reste d’une telle modernité !
Une œuvre méconnue que vous aimez défendre ?
Les Métaboles de Dutilleux. C’est une œuvre peu connue du grand public, mais l’ambiance générale, les couleurs, l’orchestration qui met chaque pupitre en valeur n’ont d’égales que l’incroyable diversité des climats musicaux.
Un compositeur au-dessus de tous les autres ?
Deux en fait, Beethoven et Brahms, dans le sens où le second développe les idées formelles et expressives du premier. Brahms est un compositeur très lyrique et passionné !
Pourquoi avoir choisi le trombone ?
Je n’ai pas vraiment choisi. Ma mère est devenue amie avec mon institutrice de maternelle, dont le mari était professeur de trombone…
Le public de vos rêves ?
J’ai eu la chance de jouer deux fois en Corée du Sud et le public coréen m’a impressionné par son écoute. Mais on se croirait dans un stade de foot sitôt la dernière note jouée !
Le film où la musique est le mieux utilisée ?
Les films de Kubrick bien sûr, et notamment Shining. De la version remixée du "Dies Irae" de la Symphonie Fantastique de Berlioz dans le générique à l’utilisation du Lontano de Ligeti, en passant par les pièces de Bartók ou Penderecki, la musique est un des vecteurs essentiels de l’angoisse dans le film ! La bande originale est en soi déjà un chef-d’œuvre !
Qu’auriez-vous pu devenir si vous n’étiez pas devenu musicien ?
Antiquaire. J’ai une petite collection de montres des années 60, je porte en hiver un caban de l’armée américaine des années 50 et j’ai une vieille platine vinyle sur laquelle je passe des disques de rock anglais de la fin des années 60, comme Led Zeppelin, Pink Floyd !
Un compositeur que vous avez appris à apprécier ?
Chostakovitch. J’ai joué la Symphonie n° 15 sous la direction de Guennadi Rozhdestvensky, et c’est un souvenir d’autant plus fort qu’il s’agissait d’un de mes premiers concerts avec l’Orchestre de Paris. Jouer ce grand solo, très exposé avec le tuba, qui prend de la force au fur et à mesure de la pièce, m’a donné le sentiment de remplir la salle à moi tout seul. Et Rozhdestvensky est une telle légende de la direction d’orchestre ! Il a connu Chostakovitch en personne !
Quelle est la plus belle œuvre composée pour votre instrument ?
Nous n’en avons pas beaucoup malheureusement. Mais je dirais : le Concerto de Henri Tomasi, très joliment écrit et orchestré.
Vous plaquez tout, où allez-vous ?
Je reste à Paris, car je suis amoureux de la ville ! Tout me plaît, même les garçons de café qui ont pourtant si mauvaise réputation !