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Frédéric Mellardi

Première trompette solo

Après des études au Conservatoire de Mulhouse, Frédéric Mellardi obtient un Premier prix de trompette au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris en 1988, dans la classe de Marcel Lagorce. Il obtient également un Premier prix au Concours international de Porcia (Italie) en 1996.
Tout d’abord trompette solo à l’Opéra de Lyon, il est entre comme trompette solo à l’Orchestre de Paris en octobre 1997.
Frédéric Mellardi donne de nombreux concerts en tant que soliste en Europe ainsi qu’au Japon, où il donne régulièrement des master-classes. En 1999 il obtient le prix des Victoires de la musique classique pour sa participation au disque de l’intégrale de la musique de chambre de Francis Poulenc paru chez RCA, et en 2004, il est sélectionné pour être trompette solo du "Super world orchestra", orchestre monté au Japon et regroupant un éventail des meilleurs instrumentistes du monde entier.
Désormais, Frédéric Mellardi enregistre pour le label Indesens.
iw

son
interview

Premières impressions de la Philharmonie ?
Le son respire beaucoup plus qu’à la Salle Pleyel. J’ai hâte de jouer les grandes symphonies de Bruckner et Mahler !
Le plus beau solo de votre instrument ?
Toutes les symphonies de Mahler sont fantastiques à la trompette ! Notamment la Marche funèbre qui ouvre la Cinquième Symphonie de Mahler, dans laquelle la trompette solo porte tout le poids et l’atmosphère de l’oeuvre. Strauss et Debussy ont également écrit des phrases extrêmement expressives.
Le modèle qui vous a inspiré ?
Comme tout trompettiste qui se respecte, Maurice André ! Certains ont commencé la trompette en autodidacte en écoutant seulement ses disques. Il a bouleversé l’image que l’on avait de la trompette.
Une musique qui vous fait rire ?
Autrefois, la fin de la Symphonie fantastique de Berlioz faisait rire tout le pupitre de trompettes, car le son est tellement massif qu’on aurait dit des rafales de mitraillette ! Maintenant, j’ai dû vieillir, je m’y suis habitué !
Le compositeur que vous auriez aimé rencontrer ?
Je l’ai rencontré ! Avec l’orchestre, nous avons eu la chance de côtoyer Henri Dutilleux lors des répétitions ; un très grand musicien, d’une exceptionnelle humanité...
Une œuvre trop méconnue à vos yeux ?
Je garde un grand souvenir de la Symphonie lyrique de Zemlinsky que nous avions jouée avec Christoph Eschenbach. Une musique viennoise très proche de Mahler, avec des accords et une harmonie très modernes.
Un film que vous ne cessez de revoir ?
Excalibur de John Boorman. La musique de Wagner apporte une profondeur considérable ; c’est avant tout un film épique et guerrier mais je suis très sensible au mythe de la Quête du Graal et à la scène où le chevalier affronte son double et ses angoisses intérieures.
Une musique que vous écoutez chez vous ?
Avec l’orchestre, j’ai vraiment découvert le violon et le piano, et nous avons la chance de côtoyer des solistes de génie. J’écoute également beaucoup de musique de chambre chez moi car quand on sort d’une répétition, on a vraiment besoin de se "rafraîchir" les oreilles !
Pourquoi avoir choisi la trompette ?
Je viens d’un milieu de musiciens amateurs de l’Est de la France. Tout ma famille jouait dans un orchestre d’harmonie. Pour moi, devenir trompettiste était évident ; je n’ai jamais rien voulu faire d’autre !
Vous plaquez tout : où allez-vous ?
En Italie, près du Lac Majeur d’où est issue ma famille. Là-bas, je vis à l’italienne, loin du stress de la vie parisienne.