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Florian Miller

Violoncelle

Né en 1983, Florian Miller débute le violoncelle à l’âge de 7 ans avec son grand-père, Jacques Cazauran. En 1998, il est admis dans la classe d’Annie Cochet au CNR de Paris où il obtient en 2002 un premier prix à l’unanimité.
Il se perfectionne ensuite avec Henri Demarquette et Philippe Muller avant d’être reçu, en 2005, au Conservatoire de Paris (CNSMDP) dans la classe de Jean-Marie Gamard. Il y suit actuellement un double cursus de violoncelle avec Jérôme Pernoo et de musique de chambre avec Marc Coppey.
Parallèlement, il a été membre de l’Orchestre Français des Jeunes, de l’Orchestre des Jeunes de l’Union Européenne, ainsi que de l’Académie de l’Orchestre de Paris. En 2009, il obtient son Diplôme de Formation Supérieure (DFS).
Il est musicien permanent de l’Orchestre de Paris depuis 2008.
iw

son
interview

Quel effet cela fait d’appartenir à l’Orchestre de Paris ?
C’était mon rêve depuis l’enfance ; mon grand-père et mon oncle y étaient contrebassistes depuis la création de l’orchestre en 1967. J’allais souvent écouter l’orchestre quand j’étais petit.
Comment êtes-vous venu à votre instrument?
J’étais très jeune, je marchais avec ma grand-mère dans la rue de Rome où il y a tous les luthiers, et on m’a mis un petit violoncelle entre les mains. Puis, j’ai pris un premier cours avec mon grand-père et j’ai tout de suite été intéressé, sans savoir où cela allait me mener.
Le plus grand compositeur?
Mon compositeur préféré est toujours celui que je viens de jouer. La saison dernière, nous avons souvent joué Sibelius et je suis tombé à chaque fois sous le charme. Sibelius possède cette force de nous faire voyager dans son univers unique.
Le musicien absolu?
Rostropovitch, un musicien incroyable, violoncelliste et chef et qui était par ailleurs un formidable pianiste. C’était une personnalité exceptionnelle.
Une devise ?
« Joue comme si c’était le dernier concert de ta vie ». Cela n’est pas toujours facile, mais je garde toujours en tête cette idée que chaque concert doit être intense et engagé.
Daniel Harding?
Je n’ai fait que deux séries avec lui. Il fait extrêmement bien travailler les cordes. Il est précis, sait exactement ce qu’il veut obtenir, avec une grande rigueur lors des répétitions. C’est une très belle période qui s’annonce pour l’orchestre !
Un répertoire que l’orchestre ne joue pas assez ?
Bach et tout le répertoire classique. Mais nous en jouons de plus en plus grâce à notre chef associé Thomas Hengelbrock. C’est un répertoire dans lequel l’Orchestre de Paris a des choses à dire.
Le public qui applaudit entre les mouvements ?
C’est une bonne chose que le public s’exprime comme et quand il le souhaite. Aux XVIIIe et XIXe siècles, les fins des premiers mouvements étaient d’ailleurs composées pour inciter le public à applaudir.
Le terme musical que vous préférez ?
Semplice (« simple, sans ornement »). Dans les plus belles pages musicales, tout est dit avec les notes, nul besoin d’en rajouter.
Que vous a appris votre métier de musicien d’orchestre ?
Nous sommes 119 musiciens, avec 119 tempéraments différents; et nous devons trouver un son et un élan musical communs. Il faut savoir se fondre dans un groupe tout en apportant sa sensibilité personnelle, je trouve ce travail passionnant et enrichissant.
Comment vous détendez-vous ?
Je suis d’un tempérament calme, alors faire un sport aussi physique que le badminton me permet de me dépenser!
Quelle est votre plus grande fierté ?
Mes enfants! Je ne sais pas encore s’ils seront musiciens. La plus grande a cinq ans, je l’ai inscrite à l’initiation proposée par la Philharmonie ; je la laisse découvrir le monde de la musique et des instruments, et après, ce sera à elle de voir si elle veut continuer ou pas.