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Delphine Biron

Violoncelle

Née en 1983, Delphine Biron débute le violoncelle au Conservatoire national de région de Nantes, dans la classe de Danièle Mérand. A quinze ans, elle entre au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris dans la classe de Michel Strauss.
Lauréate du Concours de cordes d’Epernay et du Concours des jeunes talents de l’Ouest, elle se produit en soliste avec l’Orchestre de Bretagne et divers ensembles nantais lors de tournées dans le "Grand Ouest". Soutenue par le mécénat des laboratoires Ingelheim et l’association Quatuor 92, elle fait de nombreux récitals en solo en France mêlant le répertoire classique et contemporain.
En 2002, Delphine Biron devient membre de l’Orchestre des jeunes de l’Union Européenne sous la direction de Vladimir Ashkenazy. En juin 2003, au Conservatoire de Paris elle obtient le premier prix de violoncelle avec mention très bien, puis un an plus tard le prix de quatuor à cordes dans la classe de Hae-Sun Kang, et celui de sonate dans la classe d’Alain Meunier.
Elle se perfectionne en participant à des master-class avec Franz Helmerson, Gary Hoffman, Ouri Vardi, Richard Aaron, Pieter Wispelwey… et, s’intéressant à la musique ancienne, prend des leçons de violoncelle baroque avec David Simpson, Bruno Cocset et Christophe Coin.
Delphine Biron donne régulièrement des concerts en soliste, ainsi qu’en musique de chambre en France, Suisse, Allemagne, Espagne, Italie, Finlande et Suède. En septembre 2004, elle a participé à l’Académie du XXème siècle du Festival de Lucerne, dirigé par Pierre Boulez. Depuis, elle est invitée à travailler à l’Ensemble Intercontemporain, collabore avec des compositeurs de sa génération et est membre de plusieurs ensembles de musique contemporaine tels que Multilatérales et Smash-Ensemble.
En novembre 2005, elle devient titulaire à l’Orchestre de Paris.
Delphine Biron joue sur un violoncelle Joseph Hel de 1889. 
iw

son
interview

Votre date d’entrée dans l’orchestre?
Je suis rentrée en novembre 2005 lorsque Christoph Eschenbach dirigeait la Tétralogie de Wagner au Théâtre du Châtelet. Une immersion totale, avec d’immenses chanteurs qui partageaient la scène avec nous.
Une musique qui vous accompagne ?
La Chaconne pour violon de Bach. Depuis que j’ai découvert la transcription pour violoncelle, cette œuvre et mon obsession de bien la jouer m’accompagnent chaque jour !
Quelle est l’œuvre que vous auriez voulu créer ?
Le Boléro de Ravel ! Le Boléro, c’est un voyage : l’état dans lequel on commence et l’état dans lequel on finit la pièce n’est pas le même. Nos parties ne sont pas forcément les plus exigeantes mais quand tout prend forme, on a l’impression de redécouvrir les timbres de tous les instruments.
Un compositeur au-dessus de tous les autres ?
S’il y a bien un compositeur qui m’émeut dans n’importe quel état d’âme, c’est bien Johann Sebastian Bach. J’adore notamment les œuvres pour clavier, ou ses concertos pour deux violons.
La magie du concert ?
La musique est cet instant où on pose son téléphone portable, ses soucis passés et futurs. Quand la magie opère, on vit un grand moment de grâce et de partage.
Un chef d’orchestre qui vous a particulièrement impressionné ?
Valery Gergiev car il possède un charisme exceptionnel et dessine la musique sur l’instant.
Dernier coup de cœur au cinéma ?
Sils Maria d’Olivier Assayas. Les paysages sont magnifiques, la musique est belle et les actrices sont sublimes! C’est en outre une belle réflexion sur la vie d’artiste.
Où peut-on vous trouver quand vous n’êtes pas sur scène ?
J’adore me promener en ville. Lors de notre dernière tournée à Shanghaï, je suis partie avec mon sac à dos à la recherche des jardins zens perdus entre les gratte-ciels.
Qu’auriez-vous pu devenir si vous n’étiez pas devenue musicienne ?
Comédienne, je crée des pièces de musique contemporaine qui associent musique et texte.
Vous plaquez tout. Où allez-vous?
Je monte une école pour les enfants où on mêle tous les arts avec des artistes, des peintres, des philosophes, des chorégraphes qui échangent leurs idées !