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Amrei Liebold

Contrebasson

Amrei Liebold étudie le basson avec Georg Klütsch à Cologne et Daniele Damiano à Genève en Suisse. En 2004, elle est diplômée de la Hochschule für Musik "Hanns Eisler" à Berlin où elle s'est perfectionnée avec Marion Reinhard, contrebassoniste de la Philharmonie de Berlin. Elle participe aux masterclasses de Sergio Azzolini, Ingo Goritzki, Radovan Vlatkovic, Jaime Martin et Jean-Claude Gérard, au Festival de Santander durant l'été 2003.
Après avoir fait joué au sein de l'Orchestre allemand des jeunes (Bundesjugendorchester) et de l'Orchestre du Schleswig-Holstein Musik Festival, elle joue avec le Konzerthausorchester Berlin, le Düsseldorfer Symphoniker, le SWR Stuttgart et le Neubrandenburger Philharmonie.
En 2005, elle est engagée comme contrebasson à l'Opéra de Wiesbaden.
Entre 2006 et 2011, elle suit les cours de basson baroque de Christian Beuse à la Musikhochschule de Francfort.

En septembre 2012 elle intègre l'Orchestre de Paris comme contrebasson.
Amrei Liebold enseigne au CRR d'Aubervilliers-La Courneuve et au Pôle Supérieur 93 et elle est membre des ensembles "Les Dissonances" et "Les Solistes Européens de Luxembourg". Elle est invitée pour des remplacements dans des orchestres parisiens et récemment au Concertgebouw Orkest Amsterdam et à l'orchestre des Bamberger Symphoniker. 
Depuis octobre 2016 elle poursuit ses études du basson baroque avec Jérémie Papasergio.
Elle a commencé une formation de professeur de yoga et est amatrice de tango qu'elle pratique régulièrement.
iw

son
interview

Quel a été votre parcours avant d’intégrer l’Orchestre de Paris ?
J’ai étudié à Weimar, puis au Conservatoire de Genève, ce qui m’a permis d’apprendre le français. Avant d’intégrer l’orchestre, j’étais en poste à l’Opéra de Wiesbaden.
Vos premières impressions sur l’orchestre ?
Dès le premier concert, quand nous avons joué le Concerto pour la main gauche de Ravel, j’ai compris que les français jouaient leur musique avec une sensibilité extraordinaire !
Quel est le compositeur qui met le mieux en valeur le contrebasson ?
Richard Strauss et Prokofiev qui se servent de sa sonorité grave pour créer des atmosphères sombres chez le premier, et grotesques chez le second.
Une passion récente ?
Le tango que je viens de découvrir grâce à un altiste de l’Orchestre de Paris, Nicolas Peyrat. Je dois me laisser guider pour danser et ça, paradoxalement pour un musicien d’orchestre, c’est vraiment difficile pour moi !
Quel est le public de vos rêves ?
Un public qui communique avec l’orchestre. J’aime le public qui manifeste ce qu’il ressent – joie ou colère, peu importe ! C’est important de savoir si la musique qu’on joue touche le public !
Des chefs qui vous ont particulièrement impressionnée ?
Mariss Jansons et Bernard Haitink, deux chefs que j’ai vus diriger sans avoir encore eu la chance de travailler avec eux. Tous deux transmettent une grande sérénité aux musiciens tout en contrôlant très fermement l’orchestre.
Où peut-on vous trouver quand vous n’êtes pas sur scène ?
J’adore découvrir Paris à vélo. C’est extrêmement dangereux, mais pour rien au monde, je ne me séparerais de mon vélo.
Un rituel avant d’entrer en scène ?
Je fais des exercices de yoga. Cela me procure une souplesse et un apaisement aussi bien physiques que psychologiques.
Quel est votre plus grand vice ?
Les tartelettes au citron ! Je poursuis d’ailleurs une étude comparative des pâtisseries à Paris, afin de dénicher la Meilleure tartelette au citron !
Si votre instrument était un être vivant ?
Ce ne serait pas forcément un personnage féminin ou masculin, mais plutôt un être doux, drôle, avec un côté un peu fou et grognon.
Votre état d’esprit actuel ?
J’attends avec impatience l’arrivée à la Philharmonie de Paris. Ce sera un moment historique rempli d’une belle énergie que nous avons hâte de partager avec le public.