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Elise Thibaut

Violin

Élise Thibaut commence ses études musicales dès l'âge de 4 ans et intègre le Conservatoire National de Région de Lille où elle obtient plusieurs diplômes. Elle est admise en 2000 au Conservatoire de Paris – CNSMDP dans la classe de Gérard Jarry, puis en 2001, dans celle de Roland Daugareil où elle obtient un Premier prix et le diplôme de formation supérieure avec mention.
Dès la fin de son cursus au Conservatoire de Paris, elle travaille avec Christophe Poiget au Conservatoire National de Région de Boulogne-Billancourt en troisième cycle avant d'être admise en 2008 au Conservatoire de Lyon – CNSMDL dans la classe de ce dernier en cycle de perfectionnement. Désireuse d’enrichir son parcours d’expériences les plus diverses, elle a la chance de travailler avec de nombreuses personnalités du monde musical telles que Tibor Varga, Jean-Jacques Kantorow, Olivier Charlier, ou encore Mihaela Martin.
Elle participe en 2005 au Festival et à l’Académie de Santander en Espagne où elle suit l'enseignement de Zakhar Bron. Elle est sélectionnée en 2010 par l’Institut de musique Steans du Festival Ravinia (Chicago) sous les recommandations de Christoph Eschenbach et collabore à ce titre avec des musiciens tels que Pamela Franck, Timothy Eddy et Miriam Fried. Invitée de nombreux festivals en France et à l’étranger, elle se produit avec des artistes tels que Lise de La Salle, Adrien et Christian-Pierre La Marca, Philippe Jaroussky, Michel Portal, Nicholas Angelich, Adam Laloum, Didier Lockwood...
Depuis janvier 2006, Elise Thibaut est membre de l'Orchestre de Paris. Elle a été reçue aux épreuves du concours d'obtention du Certificat d'Aptitude aux fonctions de professeur de violon 2009/2011 et a enseigné à l’Académie Jaroussky pendant plusieurs années.

Inverview

Quel effet cela fait d’être à l’Orchestre de Paris ?

Je suis rentrée à l’Orchestre de Paris alors que je présentais mes tout premiers concours, sans vraiment réaliser que je venais d’intégrer l’un des plus grands orchestres d’Europe. Cela donne envie de se dépasser constamment !

La première musique que vous avez entendue ?

Mes parents étant très mélomanes, il y avait un flux quasi permanent de musique de tous horizons à la maison. J’ai plus de souvenirs musicaux que de souvenirs d’instants de vie ! Impossible d’en citer une en particulier…

De quel autre instrument aimeriez-vous jouer ?

J’ai toujours été attirée par les tessitures opposées à mon instrument, les basses. J’aimerais me mettre à la guitare basse, histoire de pouvoir peut-être un jour créer des passerelles entre tous les mondes musicaux de notre époque. Je rêve que l’orchestre fasse des concerts avec de grands groupes de rock !

Quel a été le grand choc musical de votre adolescence ?

Le Concerto pour orchestre de Béla Bartók que j’ai découvert lors de ma participation à l’Orchestre français des Jeunes. Un choc sur le plan du langage musical si particulier de Bartók, et une vraie révolution pour moi de découvrir tant de richesse, de diversité et de force dans une seule et même œuvre.

Le compositeur que vous auriez aimé rencontrer ?

Ravel. Je me souviens de chacune des fois où j’ai joué La Valse ou Daphnis et Chloé. Une musique vivante, intense. J’aime aussi les œuvres plus introspectives, comme Ma Mère l’Oye, qui me replongent dans la douceur de l’enfance.

L’idole de votre jeunesse ?

Itzhak Perlman, peut-être. Son violon parle, rit, pleure. David Oistrakh et Isaac Stern m’ont aussi beaucoup marquée.

Votre plus beau souvenir de tournée ?

Sans conteste, l’Elektra de Strauss que nous avons donnée au Festival d’Aix-en-Provence. Chéreau, Salonen, la distribution vocale, et surtout l’œuvre ! J’ai pu sentir de la part de tous une ferveur collective à défendre chaque représentation, c’est inoubliable.

Que faites-vous quand vous n’êtes pas sur scène ?

J’adore bricoler, décorer mon intérieur, redonner une seconde vie à de vieux objets.

La Philharmonie ?

Nous donnons plus de concerts, le rythme de travail est intense, mais notre engagement s’en trouve décuplé. Le public évolue avec nous également, plus diversifié, plus spontané. Et puis, l’acoustique est tellement belle qu’on peut vraiment aller dans des nuances qui paraissaient inaccessibles avant. Je rêve par exemple d’un cycle Haydn ou Mozart… À la Philharmonie, tous les forte sont possibles certes mais aussi tous les piano !

La venue prochaine de Daniel Harding comme directeur musical ?

Sa nomination est une grande chance pour l’orchestre. On a fait avec lui il y a deux ans Une vie de héros de Strauss. En une semaine, il a réalisé un travail que très peu de chefs osent faire, avec un humour bien à lui. Je suis très admirative de son travail et j’ai hâte de commencer à collaborer avec lui.