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Concert symphonique
Les soeurs Labèque dans une création de Golijov/Grau
MERCREDI 27 JANVIER - SALLE PLEYEL - 20H
Saison 2009/2010
Programme Extraits
Ernest Chausson
Poème, pour violon et orchestre, op.25
Alexandre Scriabine
Poème de l'Extase, op.54
Maurice Ravel
Tzigane, Rhapsodie de concert pour violon et orchestre
Osvaldo Golijov
Suite sur "La Pasion según San Marcos" pour deux pianos et orchestre
Création mondiale
Arrangements pour deux pianos et orchestre de Gonzalo Grau
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Tarifs
60€, 45€, 30€, 20€, 10€
Distribution
Josep Pons
Direction
Philippe Aïche
Violon
Katia et Marielle Labèque
Piano
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Concert avec entracte - fin du concert aux environs de 22h20

L’un des concerts les plus originaux de la saison, associant musique contemporaine et couleurs début de siècle, emmené par le chef Josep Pons qui fait chanter l’orchestre.
Josep Pons, grand maître des couleurs orchestrales, est le plus français des chefs espagnols. Et son programme le confirme. Avec Chausson et Ravel, frères et pourtant bien différents, écrivant tous deux des œuvres décisives pour le violon qu’il est impossible de baptiser concertos tant l’instrument soliste est nu, exposé, contrasté. Avec le violon solo de l’Orchestre de Paris, Philippe Aïche, avec Katia et Marielle Labèque qu’on retrouve enfin après dix ans d’absence. Avec Scriabine, qui vécut à Paris, concevant sa musique toujours plus personnelle, ascensionnelle, dont l’Orchestre est un magnifique interprète.
Mais on pourrait trouver un autre fil conducteur à ce concert : Josep Pons vient aussi du chant, lui-même choriste quand il était enfant. Il sait privilégier cette expressivité dans la musique instrumentale. Il ne pouvait qu’être attiré par la transcription pour orchestre, percussions et pianos que Gonzalo Grau vient de réaliser de La Pasion según San Marcos de Golijov qu'on entendra en création mondiale.
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Biographies
Cas plutôt rare dans le monde de l’orchestre, Josep Pons a d’abord été chanteur, enfant-maitrisien au monastère de Montserrat en Catalogne. De ce précieux apprentissage, il garde le plaisir de chanter la courbe d’une phrase à ses musiciens en répétition. Et un sens de la polyphonie, de l’équilibre entre les voix, atout important pour la clarté d’une interprétation.
Au milieu des années 80, Josep Pons devint directeur de l’orchestre de chambre du théâtre Lliure de Barcelone, un lieu de création pour l’après franquisme. Son engagement artistique à mieux faire connaître les musiciens espagnols du début du siècle –Falla, Mompou, Albéniz-, mais aussi les compositeurs vivants –Luis de Pablo, Cristobal Halffter- fit grandir sa réputation. Il fut nommé à la direction musicale de l’orchestre de Grenade, avant de tenir aujourd’hui celle de l’Orchestre National d’Espagne. C’est la troisième apparition de Josep Pons à la tête de l’Orchestre de Paris, toujours autour du répertoire des modernes.
C’est dans la classe de Christian Ferras le grand violoniste français de l’après guerre qui signa une série d’enregistrements avec Karajan que le violoniste a travaillé au Conservatoire de Paris à la fin des années 70. En 1985, il entre comme violoniste à l'Orchestre de Paris avant d’en devenir l’un des Premiers violons solos en 1991.
Lauréat des Concours internationaux de violon "Tibor Varga" (Sion) et "Lipizer" (Italie), il a développé son activité de soliste, aussi bien en soliste invité qu’avec l’Orchestre de Paris (Double concerto de Brahms en compagnie d'Emmanuel Gaugué, violoncelle solo, sous la direction de Wolfgang Sawallisch, Concerto pour violon de Korngold sous la direction de Christoph Eschenbach). Philippe Aïche s’intéresse à la création (il est le dédicataire du Deuxième concerto pour violon d’Eric Tanguy), à la musique de chambre (il a contribué à la réputation du quatuor Kandinsky) et à la direction d’orchestre.
Ce ne sont pas deux sœurs jumelles, elles ont leur carrière individuelle, mais le public et le succès les ont associées depuis plus de trente ans. Leur mère était pianiste et élève de Marguerite Long, célèbre interprète elle-même proche des compositeurs du début du siècle. Elles remportent leur premier prix au conservatoire de Paris en 1968 où elles s’aiguillent vers le répertoire à deux pianos. La génération Jacques Chancel découvre le piano, entre autres, sous leurs doigts. Si elles jouent avec insolence des ragtimes et du Brahms, elles se sont d’abord jetées dans la création contemporaine, servant les œuvres nouvelles de Boulez, Berio, Ligeti ou bien sûr Messiaen et Bartok avec sa sonate pour pianos et percussions. Leurs affinités les ont ensuite poussées vers tous les styles et tous les grands musiciens, Chick Corea ou Seiji Ozawa, Jacques Higelin ou Zubin Mehta. Elles ont créé une fondation pour encourager la création de partitions nouvelles pour les deux pianos.