Concert symphoniquePaavo Järvi dirige la Messe en ut de MozartMERCREDI 04 FÉVRIER - SALLE PLEYEL - 20HJEUDI 05 FÉVRIER - SALLE PLEYEL - 20H

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Arvo Pärt
Cantus in Memoriam Benjamin Britten |
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Benjamin Britten
Sinfonia da requiem, op.20 |
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Wolfgang Amadeus Mozart
Messe en ut mineur, K 427 |
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| 85€, 65€, 45€, 30€, 10€ |
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Distribution
Chœur de l'Orchestre de Paris
Chœur
Didier Bouture
Chef de chœur
Geoffroy Jourdain
Chef de Chœur
En savoir plus sur le concert
Première rencontre entre le futur directeur musical de l’Orchestre de Paris, Paavo Järvi, et son chœur, pour un concert entre la nuit et le jour.
« Cantus », « Requiem », la première partie du programme évoque le chant, la voix, mais ceux-ci resteront absents de ces musiques de deuil, vues différemment par les deux modernes que sont Arvo Pärt et Benjamin Britten. Le premier écrit une musique en dehors de l’Histoire qui aurait pu être écrite il y a 250 ans et que pourtant on ne pouvait composer qu’aujourd’hui. Figurative et intemporelle, son œuvre à la mémoire de Britten -qu’il n’a jamais pu rencontrer- est comme un accord final étiré, en boucle, se reconstituant sans fin, une expérience du seuil sur lequel on se tient, une conclusion suspendue.
Britten est profondément romantique, sa Sinfonia da Requiem est dédiée à ses parents perdus très tôt et possède l’émotion assourdissante d’un Mahler, qui effraie, qui dépasse tout d’abord, avant d’exprimer un sentiment plus apaisé, lui aussi suspendu.
La Messe de Mozart chante, elle, bel et bien. Mais elle est aussi complexe dans ses impressions, car s’y côtoient des grands moments de lyrisme, presque de l’opéra, et des chœurs fugués et rigoureux inspirés par Bach. Cette Messe fut jouée à Salzbourg quand Mozart vint y présenter sa femme Constance à ses parents, respectant l’engagement qu’il avait pris de composer une œuvre pour rendre grâce de son mariage.

Biographies
Paavo Järvi a toujours su qu’il deviendrait chef d’orchestre. Son père Neeme Järvi y est pour quelque chose dans cette conviction, qui emmenait son fils enfant suivre les répétitions de l’Opéra de Tallinn, leur ville d’origine. En 1980, les pressions politiques forcent la famille Järvi à quitter l’Estonie pour s’installer aux Etats-Unis. Paavo Järvi y fait ses études musicales, notamment à Los Angeles, auprès de Leonard Bernstein.
Sa carrière commence en Suède, à Malmö et Stockholm. La décennie 2000 est celle de la reconnaissance avec quatre postes de directeur musical, à Cincinnati (jusqu’en 2010), en Allemagne à la Hessische Rundfunk et pour la Deutsche Kammerphilharmonie, et puis enfin l’Orchestre de Paris dont il deviendra directeur musical en 2010. Paavo Järvi, suivant en cela la philosophie de son père, explore un répertoire symphonique peu connu et défend les compositeurs nordiques, Sibelius en tête. Il a fait ses débuts en France à l’Opéra de Lyon en 1991 et à l’Orchestre de Paris en 2004.
La soprano suédoise Camilla Tilling s’est imposé en quelques années à peine sur toutes les scènes internationales. La France constitue une part importante de ce territoire rapidement conquis puisqu’elle a participé à plusieurs productions du Festival d’Aix en Provence, particulièrement
Les Noces de Figaro de Mozart dirigées par Marc Minkowski, dans le rôle de Suzanne qu’elle a également abordé à l’Opéra de Paris.
La soprano Claire Debono a fait ses études à Edimbourg et à la Guildhall School of Music and Drama de Londres. Elle explore principalement le répertoire baroque et classique –de Monteverdi à Mozart- avec les ensembles spécialisés d’aujourd’hui. Elle a fait partie du Jardin des Voix, une troupe de jeunes chanteurs prometteurs sélectionnés par William Christie.
Formé à la Guildhall School of Music and Drama de Londres, le ténor anglais Timothy Robinson a un répertoire très large qui va de Haendel à Wagner en passant par Mozart et Verdi et Britten. Il a participé à plusieurs productions du Festival d’Aix en Provence et de l’Opéra de Paris.
Le baryton autrichien Markus Butter a trente cinq ans. C’est un ancien Wiener Sängerknaben, la plus célèbre maîtrise de Vienne. Il a étudié notamment avec Walter Berry, l’un des grands Wozzeck. Il a explosé sur les scènes lyriques à la fin des années 90 et vient de faire ses débuts à Salzbourg en 2007. Son registre est celui d’un Masetto dans
Don Giovanni (Mozart), moins étendu que les premiers rôles masculins mais dotés d’une très belle couleur dramatique.
Avec une solide formation de direction d'orchestre, Didier Bouture a privilégié le travail choral, recherchant notamment l'enseignement de grands spécialistes comme Eric Ericson, Edward Higginbottom ou David Willcocks. Il a dirigé la maîtrise "Les Petits Chanteurs de Paris", puis le chœur Saint-Thomas d'Aquin. Depuis février 1999, il exerce les fonctions de directeur artistique et pédagogique du Centre d'art polyphonique de l'ARIAM Ile-de-France, il co-dirige depuis 2002 le Chœur de l’Orchestre de Paris. Didier Bouture est lui-même haute-contre et chante au sein du Concert Spirituel dirigé par Hervé Niquet.
Geoffroy Jourdain est depuis dix ans l’alter ego de Laurence Equilbey, contribuant comme elle à diffuser la musique vocale d’ensemble. Il a fondé son propre chœur de chambre "Les Cris de Paris", avec lequel il s'impose dans le paysage de la création contemporaine, tout en défendant une approche originale volontiers teintée d’humour et très marquée par la curiosité. Depuis 2002, il assure la direction artistique du Chœur de l’Orchestre de Paris avec Didier Bouture.