Concert symphonique
La Missa Solemnis de Beethoven
JEUDI 18 SEPTEMBRE - SALLE PLEYEL - 20H
SAMEDI 20 SEPTEMBRE - SALLE PLEYEL - 20H
Saison 2008/2009
Programme Extraits
Ludwig van Beethoven
Missa Solemnis, op.123 (Ecoute intégrale)
Télécharger les eNotes de programme en PDF
Regarder une vidéo sur le programme du concert
Tarifs
85€, 65€, 45€, 30€, 10€
Distribution
Christoph Eschenbach
Direction
Christine Schäfer
Soprano
Annette Jahns
Mezzo-soprano
Paul Groves
Ténor
Robert Holl
Basse
Chœur de l'Orchestre de Paris
Chœur
Didier Bouture
Chef de chœur
Geoffroy Jourdain
Chef de Chœur
En savoir plus sur le concert
On n’attend pas Beethoven dans la musique religieuse, lui si emblématique de l’époque des Lumières, de l’idéal humaniste, du temps des affranchis. Aucun doute alors que sa Missa Solemnis est une œuvre d’église à part et qu’elle parle d’abord pour son temps, pour ses contemporains. Il suffit de comparer avec les messes mozartiennes. Rien que le début, cela suffit : ce n’est pas un chœur à la mesure de la puissance divine qui éclate mais les quatre voix solistes qui implorent, pour soi-même, pour chacun. Et la fin, surprenante, où la guerre gronde, où la paix que les hommes demandent n’est pas celle éternelle de l’au-delà mais celle du monde.
Carlo-Maria Giulini, Daniel Barenboim, Sir Georg Solti, Wolfgang Sawallisch se sont succédé au pupitre de l’Orchestre de Paris pour diriger cette œuvre à part. Christoph Eschenbach les rejoint.
Préparer votre concert en vidéo
Biographies
Le parcours de Christoph Eschenbach tient de l’exceptionnel. Orphelin de la Seconde Guerre mondiale, c’est par la musique et le piano qu’il retrouve le chemin de la vie. C’est en voyant diriger Wilhelm Furtwangler en concert qu’il décide de devenir lui-même chef. Karajan lui offre son premier enregistrement au clavier, George Szell ses premières leçons de direction. Il décroche ses premières grandes responsabilités musicales dans les années 80 –London Philharmonic Orchestra, Orchestre de la Tonhalle de Zürich, Houston Symphony Orchestra. Elles s’amplifient pendant la décennie suivante –Ravinia Festival avec le Chicago Symphony Orchestra, Norddeutscher Rundfunk Orchester à Hambourg, Festival du Schleswig-Holstein. La décennie 2000 est celle de la consécration, à la tête de l’Orchestre de Paris et du Philadelphia Symphony Orchestra. Cela fait plus de trente ans qu’il dirige et Christoph Eschenbach, passionné par la création et le travail avec les nouveaux talents, se voit bien continuer trente ans encore.
La soprano allemande Christine Schäffer figure parmi les interprètes les plus éclectiques d’aujourd’hui. On la trouve auprès de Pierre Boulez, dans Donizetti, enregistrant Bach ou Schubert... Le tout avec la même intelligence et la finesse du liedgesang dont jamais elle ne se départ. Elle a étudié auprès du compositeur Aribert Reimann qui a développé chez elle le goût du répertoire du tournant du XXe siècle, mais aussi avec Dietrich Fischer-Dieskau et Sena Jurinac, deux maîtres dans l’histoire du chant.
L’alto Annette Jahns est une artiste unique en son genre. Elle est interprète du répertoire et exploratrice d’œuvres nouvelles, mais elle pratique aussi l’improvisation avec des musiciens de jazz et enseigne ce travail à Dresde. Elle met en scène ses propres récitals mais aussi des opéras du répertoire. Elle a participé à la Tétralogie que Christoph Eschenbach a dirigée au Châtelet en 2006 et chantait la saison dernière dans la Symphonie des Mille.
Le ténor américain Paul Groves est reconnu depuis dix ans comme un chanteur mozartien idéal, dont il possède la voix légère adéquate. Mais sa réputation s’est aussi établie avec les compositeurs romantiques français comme Bizet, Berlioz ou Charpentier. C’est en 2003 à Philadelphie que Paul Groves et Christoph Eschenbach commencèrent leur collaboration avec Le Chant de la Terre de Mahler.
"Quand ma voix a mué, je chantais comme enfant de chœur et je devais faire des solos, mais ma voix n’avait pas retrouvé sa souplesse. Je me suis donc mis à écrire des sortes de chorals qui convenaient à ma tessiture du moment". Le Hollandais Robert Holl est un musicien de la voix. Interprète autant que compositeur. Il s’est intéressé très tôt aux deux domaines de prédilection des basses profondes: les répertoires allemand et russe. Il a étudié avec Hans Hotter, légendaire interprète de Wagner et de Bach. Lui-même est aujourd’hui un invité régulier de Bayreuth ou de l’Opéra de Vienne, pour chanter dans Tristan et Isolde ou Parsifal.
Avec une solide formation de direction d'orchestre, Didier Bouture a privilégié le travail choral, recherchant notamment l'enseignement de grands spécialistes comme Eric Ericson, Edward Higginbottom ou David Willcocks. Il a dirigé la maîtrise "Les Petits Chanteurs de Paris", puis le chœur Saint-Thomas d'Aquin. Depuis février 1999, il exerce les fonctions de directeur artistique et pédagogique du Centre d'art polyphonique de l'ARIAM Ile-de-France, il co-dirige depuis 2002 le Chœur de l'Orchestre de Paris. Didier Bouture est lui-même haute-contre et chante au sein du Concert Spirituel dirigé par Hervé Niquet.

Geoffroy Jourdain est depuis dix ans l’alter ego de Laurence Equilbey, contribuant comme elle à diffuser la musique vocale d’ensemble. Il a fondé son propre chœur de chambre "Les Cris de Paris", avec lequel il s'impose dans le paysage de la création contemporaine, tout en défendant une approche originale volontiers teintée d’humour et très marquée par la curiosité. Depuis 2002, il assure la direction artistique du Chœur de l’Orchestre de Paris avec Didier Bouture.
Retrouvez une oeuvre, un chef, un soliste, parmi l’ensemble des concerts donnés par l’Orchestre de Paris de 1967 à aujourd’hui...